Publié le 11 octobre 2025 00:04:00. AMD a dévoilé une nouvelle approche pour améliorer les performances graphiques de ses futures puces, une annonce qui alimente déjà les spéculations concernant la PlayStation 6 de Sony, dont les consoles sont traditionnellement équipées de processeurs AMD.
- AMD mise sur trois technologies clés : la compression universelle des données, l’agrégation des unités de calcul et l’ajout de silicium dédié au ray tracing et au path tracing.
- L’implication de Sony dans cette présentation a immédiatement suscité l’intérêt quant à l’avenir de la PlayStation 6 et à l’intégration de ces nouvelles technologies.
- Ces avancées visent à optimiser les performances en matière de rendu graphique, notamment pour l’intelligence artificielle et l’amélioration de la qualité visuelle.
AMD a présenté cette semaine une stratégie ambitieuse pour optimiser les performances de ses prochaines générations de cartes graphiques. L’approche repose sur trois piliers principaux : une compression plus poussée des données, une meilleure organisation des unités de calcul et l’intégration de composants dédiés à des tâches spécifiques comme le ray tracing et le path tracing. L’annonce, diffusée via une vidéo sur YouTube, a immédiatement captivé l’attention des observateurs du secteur.
La compression universelle des données vise à réduire la charge sur la mémoire en compressant l’ensemble du flux de données graphiques. Traditionnellement, seuls les éléments les plus gourmands en mémoire, comme les textures, étaient compressés. AMD estime que les progrès de la technologie permettent désormais d’étendre cette compression à l’ensemble des données, ce qui pourrait réduire la quantité de mémoire nécessaire et donc les coûts de production, tout en améliorant les performances, notamment pour les jeux en résolution 4K et supérieure.
L’agrégation des unités de calcul, quant à elle, se concentre sur l’accélération des multiplications matricielles, un processus essentiel pour l’intelligence artificielle et la mise à l’échelle d’image. AMD cherche à optimiser cette étape grâce à de nouvelles unités dédiées, similaires aux cœurs Tensor de Nvidia. La mise à l’échelle, comme le DLSS de Nvidia et le XeSS d’Intel, est devenue cruciale pour exécuter des jeux en haute résolution sans sacrifier les performances.
Enfin, AMD prévoit d’intégrer du silicium dédié pour accélérer le ray tracing et le path tracing, des techniques d’éclairage avancées qui améliorent considérablement le réalisme visuel. AMD reconnaît être à la traîne par rapport à Nvidia dans ce domaine et espère combler cet écart grâce à ces nouveaux “Radiance Cores”, fonctionnant de manière indépendante des unités de calcul principales.
L’implication de Sony dans cette présentation n’est pas anodine. AMD fournit les puces qui alimentent les consoles PlayStation, et cette collaboration est pour l’instant le principal point de convergence entre les deux entreprises. Cette annonce a donc immédiatement alimenté les rumeurs concernant la PlayStation 6 et les technologies qu’elle pourrait intégrer. On s’attend à ce que davantage d’informations soient dévoilées lors du prochain salon CES en janvier 2026, ou peut-être même plus tôt.
AMD équipe déjà la plupart des consoles de jeux, de la Xbox à la Steam Deck, en passant par la Nintendo Switch (qui fait exception en utilisant des puces Nvidia). Ses processeurs graphiques sont également présents dans de nombreux ordinateurs portables et cartes graphiques dédiées. Pour les joueurs souhaitant profiter de graphismes performants sans se ruiner, l’intégration de puces AMD reste une option intéressante.
AMD a contacté pour obtenir des précisions, mais n’a pas encore répondu à nos sollicitations.
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