Home DivertissementAnthony Hopkins rejette les étiquettes de neurodivergence comme étant de la « mode »

Anthony Hopkins rejette les étiquettes de neurodivergence comme étant de la « mode »

by Antoine Girard

Publié le 2 novembre 2025 à 19:51:00. L’acteur Anthony Hopkins, 87 ans, s’interroge sur l’engouement actuel pour les diagnostics de neurodiversité, allant jusqu’à qualifier cette tendance de “mode”, tout en évoquant une possible autisme suggérée par son épouse.

  • Anthony Hopkins estime que les étiquettes diagnostiques, comme le TDAH ou le syndrome d’Asperger, sont exagérées et ne reflètent pas la complexité de la condition humaine.
  • Son épouse, Stella Arroyave, a suggéré qu’il pourrait être atteint du syndrome d’Asperger en raison de son obsession pour les chiffres et l’ordre.
  • L’acteur révèle également avoir lutté contre l’alcoolisme et avoir frôlé la catastrophe en conduisant en état d’ébriété.

Dans une interview accordée au Times, Sir Anthony Hopkins a exprimé son scepticisme face à la multiplication des diagnostics de troubles neurodéveloppementaux. L’acteur oscarisé, connu pour ses rôles iconiques au cinéma, ne semble pas convaincu par l’idée de s’identifier à une catégorie diagnostique précise.

C’est son épouse, Stella Arroyave (69 ans), qui a soulevé la question d’un possible autisme. Elle a remarqué chez l’acteur une fascination pour les chiffres, un besoin d’ordre et une capacité de mémorisation hors du commun. “Elle a fait des recherches et m’a dit : ‘Tu dois être Asperger’,” a expliqué Hopkins. “Je ne savais pas de quoi elle parlait. Je n’y crois même pas.”

L’acteur a également évoqué des crises de colère inexpliquées qui ont incité son entourage à lui conseiller de consulter un psychiatre, une suggestion qu’il a déclinée. Il préfère considérer ces épisodes comme faisant partie intégrante de la vie.

Hopkins a déclaré : « Eh bien, je suppose que je suis cynique parce que tout cela n’a aucun sens. Tout n’est que foutoir. TDAH, TOC, syndrome d’Asperger, bla, bla, bla. Oh mon Dieu, ça s’appelle vivre. C’est juste être un être humain, plein de toiles enchevêtrées, de mystères et de trucs qui sont en nous. Plein de verrues, de crasse et de folie, c’est la condition humaine. Toutes ces étiquettes. Je veux dire, peu importe ? Mais maintenant, c’est la mode. »

Ces réflexions interviennent après que l’acteur a révélé au New York Times avoir pris conscience de son alcoolisme après un épisode terrifiant où il conduisait en état d’ébriété en Californie. Il a confié avoir pu causer un accident mortel, ou même se tuer lui-même, mais s’en être peu soucié à l’époque.

Aujourd’hui sobre depuis près de cinq décennies, Anthony Hopkins a partagé ses réflexions sur son parcours : « Il y a des difficultés monstrueuses dans la vie. Mais finalement, vers 88 ans, je me réveille le matin en me disant : ‘Je suis toujours là. Comment ?’ »

Son autobiographie, intitulée “We Did OK, Kid: A Memoir”, est disponible depuis peu.

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