Publié le 26 octobre 2023 10:15:00. La Nouvelle-Zélande est appelée à revoir sa politique d’immigration face à la crise climatique et à l’augmentation des déplacements de populations du Pacifique, afin de garantir le respect des droits humains et d’offrir une protection adéquate aux personnes vulnérables.
- Amnesty International demande une réforme urgente de la politique d’immigration néo-zélandaise pour mieux répondre aux besoins des personnes déplacées en raison des effets du changement climatique.
- L’organisation plaide pour la création de visas humanitaires spécifiques et la garantie des droits des migrants, notamment le droit au regroupement familial.
- Une suspension des déportations vers Tuvalu et Kiribati est également préconisée, en raison des risques accrus liés aux catastrophes naturelles dans ces pays.
De nombreuses personnes se retrouvent dans une situation précaire en Nouvelle-Zélande, arrivant avec un visa qui expire et se retrouvant sans accès aux services essentiels tels que les soins de santé et l’éducation, vivant dans la crainte constante d’être expulsées. Cette vulnérabilité est d’autant plus préoccupante que ces personnes pourraient être confrontées à de graves violations des droits humains dans leur pays d’origine, exacerbées par les conséquences de la crise climatique.
Le droit international des droits de l’homme stipule que personne ne doit être expulsé vers un lieu où sa vie ou sa liberté serait menacée. Cette protection s’étend désormais, selon Amnesty International, aux dommages causés par les catastrophes naturelles et les effets du changement climatique. La Nouvelle-Zélande, en tant que signataire de ces conventions, a une responsabilité particulière envers les populations du Pacifique, parmi les plus touchées par ces phénomènes.
« La Nouvelle-Zélande – et la communauté internationale – doivent maintenant agir pour protéger et promouvoir les droits et la dignité des populations du Pacifique face à la crise climatique dans leur pays d’origine et dans leur destination. Tout le reste serait une trahison de notre responsabilité conjointe d’assurer les droits de l’homme. »
Agnès Callamard
Amnesty International souligne l’importance de prendre en compte le Traité de Waitangi et les droits des peuples autochtones dans la mise en œuvre de toute nouvelle politique d’immigration. L’organisation appelle à une approche fondée sur des preuves et respectueuse des droits fondamentaux, afin de garantir une protection efficace aux personnes déplacées par le climat et de promouvoir une migration sûre et ordonnée.