Publié le 26 novembre 2025 16h10. Le projet de métro léger MetroLink à Dublin pourrait subir de nouveaux retards en raison d’une contestation judiciaire lancée par des riverains, tandis que le monde des affaires appelle à une intervention rapide du gouvernement.
- Le ministre des Transports, Darragh O’Brien, reconnaît que la procédure judiciaire pourrait repousser le lancement du projet, initialement prévu pour 2027.
- Un groupe d’habitants de Ranelagh a déposé un recours devant les tribunaux pour contester la validation du projet.
- La Chambre de Commerce de Dublin réclame une législation d’urgence pour garantir la poursuite rapide des travaux.
L’avenir du projet MetroLink, une ligne ferroviaire de 18,8 km (11,7 miles) reliant Charlemont, près du centre-ville de Dublin, à l’estuaire de Swords, est de nouveau incertain. Le ministre des Transports, Darragh O’Brien, a admis que le contrôle judiciaire en cours pourrait retarder davantage le lancement des travaux, prévu initialement en 2027. Interrogé sur la faisabilité de cette date, il a précisé que 2027 restait une « date cible » pour le début du projet, tout en assurant que les travaux préparatoires sont déjà en cours et que le projet sera réalisé durant le mandat actuel du gouvernement.
Ce revirement intervient après l’annonce, la veille, qu’un groupe de riverains de Ranelagh avait engagé une action en justice pour contester la décision d’approuver le projet. Vingt personnes, dont de nombreux habitants de Dartmouth Square, près de Leeson Street, qui se trouve à proximité de la future station terminale de MetroLink, sont à l’origine de cette contestation judiciaire. Ils demandent un examen de la légalité de la procédure d’approbation.
La Chambre de Commerce de Dublin tire la sonnette d’alarme. Elle estime que le bien-être économique de l’ensemble de la région de Dublin est menacé par ces « nouvelles tentatives de faire dérailler MetroLink par le biais de recours juridiques ». Eoghan Quigley, président de la Chambre, a déclaré :
« L’État est déjà intervenu pour débloquer des infrastructures vitales, et il doit le faire à nouveau. »
Eoghan Quigley, président de la Chambre de Commerce de Dublin
Il a insisté sur le caractère unique de ce projet, qualifié de « projet d’une génération », et a jugé « inacceptable » de le laisser être retardé par des objections répétées et des manœuvres procédurières. Selon lui,
« Lorsque le progrès national est bloqué, le gouvernement a la responsabilité d’agir. »
Eoghan Quigley, président de la Chambre de Commerce de Dublin
La Chambre de Commerce de Dublin craint que ces blocages ne nuisent à la confiance des investisseurs et à la compétitivité internationale de Dublin. Elle appelle à l’adoption d’une législation d’urgence pour garantir que les projets d’importance nationale ne soient pas indûment retardés. Elle a averti que « l’obstruction continue porte déjà atteinte à la confiance dans la capacité de l’Irlande à réaliser des infrastructures majeures ».
Le ministre O’Brien a exprimé ses regrets quant à cette action en justice, soulignant la longue période de consultation publique qui a précédé la décision. Il a toutefois laissé la porte ouverte à un retrait de l’objection par le groupe de riverains. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement envers le projet, précisant que des fonds y ont été alloués :
« Nous avons alloué des capitaux à ce projet, nous avons l’intention de le réaliser. »
Darragh O’Brien, ministre des Transports
Pour en savoir plus sur le plan gouvernemental de 24 milliards d’euros pour les transports, vous pouvez consulter ce lien.
