Home NouvellesAprès près de 3 heures de retard

Après près de 3 heures de retard

by Nicolas Lefèvre

Publié le 16 janvier 2024 18h30. Après un retard de plusieurs heures, la commission juridique du parlement bulgare s’est réunie pour examiner des projets de loi controversés visant à dissoudre la Commission anti-corruption (CPC) et à modifier le Code électoral, suscitant des débats animés et des manifestations.

  • Trois projets de loi concernant la dissolution de la CPC ont été présentés, proposant de transférer ses fonctions à différentes agences.
  • Un projet de loi visant à automatiser partiellement le vote a été rejeté, tandis que les discussions sur des modifications plus larges du Code électoral se poursuivent.
  • La réunion a attiré un large public, témoignant de l’importance des enjeux et des préoccupations concernant la transparence des élections.

La commission juridique, présidée par Anna Alexandrova du parti GERB, a finalement pu se réunir hier soir, près de trois heures après l’heure initialement prévue. Au cœur des débats figuraient plusieurs propositions visant à mettre fin aux activités de la Commission anti-corruption (CPC), une institution souvent critiquée et associée à des scandales au cours de son existence.

Le premier projet de loi à être examiné, présenté par Delyan Peevski, leader du mouvement DPS-Nouveau Départ, propose la dissolution pure et simple de la CPC et le transfert de ses pouvoirs d’enquête à l’Agence nationale de sécurité (DANS). Une autre proposition, émanant du parti « Bulgarie démocratique », suggère de maintenir la commission, mais de limiter ses pouvoirs d’investigation et de lui attribuer un rôle plus consultatif.

Le parti GERB a également soumis un projet de loi visant à dissoudre la CPC, prévoyant de transférer une partie de ses compétences à la Chambre des comptes, notamment la gestion du registre des biens des hauts fonctionnaires et le contrôle des conflits d’intérêts. Les activités anti-corruption seraient quant à elles transférées à la Direction générale de lutte contre le crime organisé et la cybercriminalité (GDBOP).

Parallèlement à ces discussions sur la CPC, la commission juridique a également examiné un projet de loi visant à modifier le Code électoral. Un premier vote sur un projet de loi du PP-DB (Parti de la continuation du changement – Démocratie bulgare) visant à instaurer un vote automatique à 100 % a été rejeté. Les débats se poursuivent sur des propositions incluant l’acquisition de nouveaux dispositifs de comptage des voix, la création de centres de dépouillement et la réduction du nombre de bureaux de vote à l’étranger.

La controverse autour du Code électoral a déjà provoqué des manifestations. Hier soir, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le centre de Sofia, organisées par le PP-DB, pour exiger des élections équitables et un système de vote entièrement automatisé.

La réunion d’hier a été particulièrement suivie, attirant un public diversifié comprenant des députés non membres de la commission, des représentants des médias, des responsables des ministères de l’e-gouvernement et des affaires étrangères, ainsi que des membres de la Commission électorale centrale (CEC), des commissions sectionnelles, du conseil public de la CEC, du Conseil suprême de l’avocat, et des représentants d’organisations non gouvernementales telles que “Justice pour tous” et l’Union pour des élections équitables.

Un autre point à l’étude concerne l’introduction de dispositifs de numérisation optique des bulletins de vote pour faciliter le comptage des voix lors des élections. Cependant, le calendrier de mise en œuvre de cette mesure reste incertain, car les modifications du Code électoral ne sont pas encore finalisées.

You may also like

Leave a Comment