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Aurores boréales possibles cette semaine

by Thomas Caron

Publié le 2 décembre 2025 à 11h30. Des éruptions solaires intenses pourraient provoquer des aurores boréales visibles jusqu’en Europe centrale dans les prochains jours, après avoir déjà perturbé les communications en Australie. L’activité solaire actuelle, liée à un groupe de taches solaires particulièrement vaste, suscite l’attention des scientifiques.

  • De violentes éruptions solaires ont perturbé les communications radio en Australie.
  • Des tempêtes géomagnétiques sont prévues les 3 et 4 décembre, augmentant la probabilité d’aurores boréales à des latitudes plus basses.
  • Le groupe de taches solaires actuel est l’un des plus importants observés depuis une décennie.

Des explosions solaires récentes ont provoqué des perturbations des communications en Australie lundi soir et pourraient donner lieu à des aurores boréales dans l’extrême nord de l’Europe. Ces phénomènes sont liés à un groupe de taches solaires exceptionnellement grand, actuellement orienté vers la Terre. Des tempêtes géomagnétiques sont également anticipées dans les nuits à venir.

Selon le site Spaceweather, une éruption particulièrement forte s’est produite dans la nuit du lundi 1er décembre, provenant d’un vaste groupe de taches solaires situé à l’extrémité sud-est du disque solaire. Les particules du vent solaire ont ionisé la haute atmosphère terrestre, entraînant une brève interruption des communications radio à ondes courtes au-dessus de l’Australie. Des phénomènes auroraux légers ont pu être observés à des latitudes plus élevées, comme le Canada, l’Alaska, la Scandinavie et l’Islande, mais l’observation en Allemagne était improbable. La situation pourrait évoluer dans les prochains jours.

Les modèles actuels du NOAA/Centre de prévision météorologique spatiale (SWPC) indiquent qu’un front de choc provenant d’une éjection de masse coronale (CME) devrait atteindre la Terre le 3 décembre. Dans ce scénario, des tempêtes géomagnétiques pourraient se produire les 3 et 4 décembre, augmentant les chances d’observer des aurores boréales à des latitudes plus basses. Cependant, l’ampleur de l’impact sur l’Europe centrale reste incertaine et dépendra de la direction et du champ magnétique de l’éjection.

Comment se forment les aurores boréales

Lorsque les tempêtes solaires atteignent notre planète, les particules solaires interagissent avec l’atmosphère terrestre, créant ainsi les aurores boréales, également appelées aurores australes dans l’hémisphère sud. Ces phénomènes lumineux spectaculaires illuminent le ciel de couleurs vives. La couleur de l’aurore dépend des éléments chimiques excités par les particules solaires : l’azote produit des teintes bleues et violettes, tandis que l’oxygène émet une lumière verte et rouge.

Les éruptions solaires sont classées en fonction de leur intensité maximale selon les catégories A, B, C, M et X. Les CME sont caractérisées par des émissions dans le spectre électromagnétique, des ondes radio aux rayons X, et sont également subdivisées de 1 à 10. Une éruption de classe X10 représente l’éruption de rayons X la plus puissante.

L’éruption survenue lundi soir a été classée X1,9 par le NOAA/SWPC à 03h49 heure CET. Surprise, cette éruption n’est pas venue du groupe de taches solaires le plus important, mais d’une petite zone d’activité, AR 4295.

La mission martienne “Perseverance” de la NASA avait déjà détecté les taches solaires AR 4294 et AR 4296 depuis Mars il y a quelques jours, avant qu’elles ne pivotent vers la Terre. Mars se trouve actuellement presque du côté opposé du Soleil. Le groupe de taches solaires est désormais entièrement visible depuis la Terre, comme le montrent les images du vaisseau spatial SOHO.

Ce complexe de taches solaires est l’un des plus vastes observés au cours des dix dernières années, s’étendant sur environ 180 000 kilomètres et comprenant plusieurs zones sombres, dont au moins cinq sont plus grandes que la Terre. Le champ magnétique de ces taches solaires est très instable et accumule d’énormes quantités d’énergie. Les scientifiques s’attendent donc à une activité modérée et à de nouvelles éruptions de classe X dans les jours à venir.

En comparaison avec l’événement de Carrington historique du 1er septembre 1859, le groupe actuel est comparable en termes de superficie. L’éruption de 1859, classée X45, a été suivie deux jours plus tard par une tempête géomagnétique qui a marqué l’histoire.

Observer les aurores boréales

La prédiction des aurores boréales reste difficile, tant en termes de probabilité que de moment et de lieu. De plus, les conditions météorologiques terrestres doivent être favorables. Les prévisions pour cette semaine annoncent un ciel généralement nuageux ou partiellement nuageux, ce qui rendra l’observation difficile.

Pour observer les aurores boréales, il est préférable de regarder vers le nord. Si l’observation directe est difficile, il peut être utile de prendre une photo avec un smartphone. Les aurores boréales apparaissent souvent plus colorées et intenses sur les photos de téléphone portable, car les smartphones utilisent des modes nuit spéciaux et des temps d’exposition plus longs pour capturer la faible lumière. La caméra capte la lumière pendant plusieurs secondes, rendant les aurores boréales plus expressives et colorées sur la photo qu’à l’œil nu.

N’hésitez pas à nous envoyer vos photos d’aurores boréales pour la section « Images des lecteurs ».

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