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Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.
La politique italienne a tenté de s’exprimer d’une seule voix sur la situation en Iran, mais n’y est pas parvenue. À la commission des Affaires étrangères, la sénatrice de Forza Italia, Stefania Craxi, a travaillé avec le sénateur du PD Alessandro Alfieri sur le texte d’une résolution défendant la lutte des Iraniens contre le régime de Téhéran. Il demande cinq choses au gouvernement italien : activer toutes les initiatives diplomatiques utiles (pour que les autorités iraniennes renoncent à adopter des mesures répressives) ; agir en accord avec les pays de l’Union européenne (pour promouvoir des initiatives urgentes pour obtenir la cessation de l’usage disproportionné de la force) ; soutenir les sanctions individuelles, toujours au niveau européen ; demander aux autorités iraniennes de renoncer à la peine de mort (en tant qu’outil de répression de la dissidence) et d’œuvrer pour rétablir le plein accès à Internet. En bref, il y a eu un accord bipartisan pour parvenir à un vote unanime favorable et, au Sénat, le Mouvement 5 étoiles a décidé – apparemment à la dernière minute – de s’abstenir. Car malgré le « partage total de la ligne de soutien aux protestations » – affirme le Mouvement Cinq Étoiles – il n’y a eu aucune condamnation de « toute intervention militaire unilatérale » en Iran. Bref, ils faisaient référence à une éventuelle intervention des États-Unis. Le lendemain, 15 janvier, un nouveau vote sur cette question a eu lieu à la commission des Affaires étrangères de la Chambre, où siège également Giuseppe Conte : les 5 étoiles se sont encore abstenus sur la résolution commune sur l’Iran, mais ont présenté la leur, également signée par Nicola Fratoianni (Avs), qui contenait la condamnation des actions militaires unilatérales. Le texte a été voté seulement par 5 Étoiles, Avs et Pd mais la députée Pd Lia Quartapelle, en signe de protestation envers les 5 étoiles, n’a pas participé au vote, tout comme Benedetto Della Vedova (+Europa). Le centre-gauche, bien qu’ayant condamné la répression violente des manifestations en Iran – avec la participation des dirigeants du Pd, de l’Avs et du M5s à la manifestation organisée par Amnesty International le 16 janvier à Rome – était divisé au moment du vote au Parlement pour envoyer des signaux politiques en interne. Nouvelles

La politique italienne a tenté de s’exprimer d’une seule voix sur la situation en Iran, mais n’y est pas parvenue. À la commission des Affaires étrangères, la sénatrice de Forza Italia, Stefania Craxi, a travaillé avec le sénateur du PD Alessandro Alfieri sur le texte d’une résolution défendant la lutte des Iraniens contre le régime de Téhéran. Il demande cinq choses au gouvernement italien : activer toutes les initiatives diplomatiques utiles (pour que les autorités iraniennes renoncent à adopter des mesures répressives) ; agir en accord avec les pays de l’Union européenne (pour promouvoir des initiatives urgentes pour obtenir la cessation de l’usage disproportionné de la force) ; soutenir les sanctions individuelles, toujours au niveau européen ; demander aux autorités iraniennes de renoncer à la peine de mort (en tant qu’outil de répression de la dissidence) et d’œuvrer pour rétablir le plein accès à Internet. En bref, il y a eu un accord bipartisan pour parvenir à un vote unanime favorable et, au Sénat, le Mouvement 5 étoiles a décidé – apparemment à la dernière minute – de s’abstenir. Car malgré le « partage total de la ligne de soutien aux protestations » – affirme le Mouvement Cinq Étoiles – il n’y a eu aucune condamnation de « toute intervention militaire unilatérale » en Iran. Bref, ils faisaient référence à une éventuelle intervention des États-Unis. Le lendemain, 15 janvier, un nouveau vote sur cette question a eu lieu à la commission des Affaires étrangères de la Chambre, où siège également Giuseppe Conte : les 5 étoiles se sont encore abstenus sur la résolution commune sur l’Iran, mais ont présenté la leur, également signée par Nicola Fratoianni (Avs), qui contenait la condamnation des actions militaires unilatérales. Le texte a été voté seulement par 5 Étoiles, Avs et Pd mais la députée Pd Lia Quartapelle, en signe de protestation envers les 5 étoiles, n’a pas participé au vote, tout comme Benedetto Della Vedova (+Europa). Le centre-gauche, bien qu’ayant condamné la répression violente des manifestations en Iran – avec la participation des dirigeants du Pd, de l’Avs et du M5s à la manifestation organisée par Amnesty International le 16 janvier à Rome – était divisé au moment du vote au Parlement pour envoyer des signaux politiques en interne.

La solidarité avec le peuple iranien, confronté à une répression violente, peine à se traduire en unité politique en Italie. Des divisions…