Publié le 5 janvier 2026 à 06h35. Alors que l’arrivée de plus de trois millions de bébés est attendue cette année aux États-Unis, les futurs parents jonglent entre tradition et originalité dans le choix des prénoms, un processus encadré par des règles étonnamment strictes.
- Aux États-Unis, onze prénoms sont interdits au niveau national, incluant des références religieuses ou historiques controversées.
- Les tendances pour 2026 penchent vers des prénoms courts, inspirés du cinéma des années 2000 et un regain d’intérêt pour les prénoms français classiques.
- Les réglementations concernant les prénoms varient considérablement d’un État à l’autre.
Le choix du prénom est une étape cruciale pour de nombreux couples américains. À l’approche de 2026, les prénoms traditionnels comme Noah et Olivia restent populaires, mais de nouvelles tendances émergent, reflétant les évolutions culturelles et l’influence des médias. Pourtant, ce processus créatif est loin d’être totalement libre : des lois, souvent méconnues, viennent encadrer les possibilités.
Selon des sites spécialisés dans les actes de naissance, onze prénoms sont considérés comme illégaux à l’échelle nationale. Cette liste comprend des références religieuses telles que Jésus-Christ et le Messie, des titres comme Roi ou Reine, ainsi que des figures historiques controversées comme Adolf Hitler. L’utilisation de symboles (@) ou de chiffres (1069) est également proscrite.
Mais les restrictions ne s’arrêtent pas là. Elles varient considérablement d’un État à l’autre. La Californie et le New Jersey, par exemple, interdisent certains noms jugés inappropriés en raison de leur signification. D’autres États sont plus permissifs et autorisent l’utilisation de chiffres et de symboles. New York impose des limites de longueur : un prénom ne peut excéder 30 lettres, tandis que le nom de famille est limité à 40.
Quelles seront les tendances dominantes en matière de prénoms en 2026 ? Colleen Slagen, experte professionnelle dans le choix des prénoms pour enfants depuis 2022, a partagé ses prévisions avec le magazine People.
« Les parents se tourneront vers des noms courts, de quatre lettres, qui sont intrinsèquement modernes et ne nécessitent pas de diminutifs. »
Colleen Slagen, experte en prénoms
Selon elle, les prénoms de filles comme Indi, Gwen, Lana et Alba gagneront en popularité, tandis que chez les garçons, Luca, Rome, Elio, Dean et Bode seront à l’honneur. Slagen a observé cette tendance chez les familles qui agrandissent leur progéniture.
L’experte anticipe également l’essor de ce qu’elle appelle les « noms d’Andy Anderson », une référence à l’influence des films et des héroïnes du début des années 2000, notamment le personnage interprété par Kate Hudson dans le film Comment perdre un mec en 10 jours. Cette tendance illustre une volonté de choisir pour les filles des prénoms traditionnellement associés aux garçons.
Enfin, Colleen Slagen souligne un retour en force des prénoms français, appréciés pour leur caractère classique et élégant. L’influence des célébrités, déjà perceptible dans les années 1990, continue également de jouer un rôle, amplifiée par les réseaux sociaux. En 2026, les prénoms des enfants seront donc un mélange d’audace et de nostalgie, dans un cadre légal qui impose ses propres limites.
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