L’annonce de son départ a été faite lors d’un remaniement gouvernemental, mais Fedorov a dénoncé une « corruption profonde » au sein de l’institution, selon un entretien publié par Ukrainska Pravda le 30 juillet 2026.
Le départ de Mykhaïlo Fedorov
Fedorov a été nommé ministre de la Défense en janvier 2026, mais son mandat a pris fin prématurément en juillet, lors d’un remaniement du gouvernement. L’ancien ministre a affirmé avoir été contraint de quitter son poste après avoir dénoncé une « phagocytose » du ministère par des intérêts privés, avec des entreprises de l’armement ayant des « relais à tous les échelons ».
Fedorov, âgé de 35 ans, a organisé une conférence de presse dans un « sous-sol d’un palace de Kiev » après son départ, selon Le Temps. Cette conférence, mentionnée dans une interview de 90 minutes accordée à Ukrainska Pravda le 30 juillet 2026, a permis à Fedorov de défendre son bilan et de révéler des allégations sur la corruption au sein du ministère. « Le système était profondément gangrené », a-t-il déclaré, ajoutant que des entreprises de l’armement avaient « placé des relais à tous les échelons » et « des individus à des postes clés ».
Les allégations de corruption
Dans un entretien avec Ukrainska Pravda, Fedorov a décrit un environnement où les intérêts privés dominaient le ministère, avec des entreprises de l’armement « placées à des postes clés ». Il a souligné que son départ était en lien avec des réformes qu’il avait tenté d’imposer, notamment sur les acquisitions d’armes, qui auraient menacé certains intérêts. « Le système était profondément gangrené », a-t-il déclaré, ajoutant que l’une de ses principales revendications, la démission du général Oleksandr Syrsky, avait finalement été réalisée.
Le Temps rapporte que Fedorov a organisé une conférence de presse dans un « sous-sol d’un palace de Kiev » pour défendre son bilan, un geste qui a marqué son opposition au pouvoir.
Contexte et implications
Fedorov, très populaire malgré seulement six mois au poste, a été évincé à cause des changements mis en place dans les procédures d’acquisition d’armements, selon le Parisien.
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