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Belfort : violences aggravées après l’agression d’un policier

Un commandant de police a été violemment agressé le vendredi 2 octobre 2026 à Belfort en marge d’une manifestation lycéenne, entraînant l’ouverture d’une enquête pour tentative de…

Belfort : violences aggravées après l'agression d'un policier

Un commandant de police a été violemment agressé le vendredi 2 octobre 2026 à Belfort en marge d’une manifestation lycéenne, entraînant l’ouverture d’une enquête pour tentative de meurtre et le placement en garde à vue de deux mineurs. Les faits, survenus près du lycée Gustave-Courbet, opposent les versions de la justice et de la défense.

Les circonstances de l’agression du commandant de police à Belfort

Selon le procureur de la République de Belfort, Paul-Édouard Lallois, une cinquantaine d’individus au visage dissimulé ont pris à partie les forces de l’ordre en lançant des projectiles et en provoquant des incendies de mobilier urbain. Un commandant de police en civil, chef du service départemental du renseignement territorial né en 1967, a repéré un manifestant déjà soupçonné de dégradations les jours précédents.

L’officier a suivi l’individu en contrebas, près du lit d’un cours d’eau local, pour procéder à son interpellation. Au cours de cette tentative, le suspect et l’agent ont chuté dans l’eau. Le policier a brièvement réussi à menotter un poignet du jeune homme avant d’être encerclé par un groupe hostile. Frappé de violents coups de pied et de poing principalement dirigés vers la tête, il a perdu connaissance brièvement avant d’être secouru par ses collègues.

L’enquête judiciaire et les interpellations menées par le parquet

Une enquête a immédiatement été ouverte du chef criminel de tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique. Lors d’une conférence de presse, le procureur a indiqué que quatre individus avaient été formellement identifiés comme les auteurs principaux des coups. Deux mineurs ont été interpellés et présentés à un juge d’instruction.

Le premier suspect, âgé de 17 ans et demi et scolarisé au lycée Courbet, a reconnu en garde à vue les violences commises sur le commandant de police, admettant lui avoir asséné deux coups de pied à la tête alors que ce dernier se trouvait au sol. Le second suspect est un adolescent de 15 ans et demi. Le parquet a requis la mise en examen des deux jeunes pour violences aggravées, estimant qu’à ce stade, les éléments ne suffisaient pas à retenir le caractère intentionnel homicide pour l’ensemble des agresseurs.

La polémique autour de l’interpellation et la plainte déposée par la défense

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont provoqué une vive polémique, certains internautes accusant le fonctionnaire d’avoir tenté de noyer le jeune homme dans le ruisseau. Le parquet a vigoureusement rejeté cette version, affirmant que la profondeur de l’eau atteignait à peine dix à dix-neuf centimètres selon les zones et que le suspect avait lui-même nié toute tentative de noyade lors de ses auditions.

Le procureur dément les rumeurs de violences policières avant l’agression du policier à Belfort
Photo : Le Figaro

L’avocat du lycéen de 17 ans et demi, Me Arié Alimi, conteste les déclarations du parquet et a déposé une plainte pour tentative de meurtre visant le policier intervenant ainsi que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qu’il accuse d’avoir fourni des instructions particulières aux forces de l’ordre. La défense demande en outre un dépaysement de la procédure.

L’état de santé du fonctionnaire et les réactions politiques

Le commandant de police blessé a été pris en charge à l’hôpital Nord Franche-Comté. Ses examens médicaux font état de plaies à l’arcade et à la joue droite, de cervicalgies diffuses, d’importants hématomes aux membres ainsi que d’un choc émotionnel prononcé, ce qui lui a valu un arrêt de travail initial de huit jours.

L’agression a suscité de nombreuses condamnations au sein de la classe politique. Le ministre de l’Intérieur a qualifié l’acte d’abject et promis que tout serait mis en œuvre pour identifier les auteurs, tandis que divers mouvements politiques et syndicaux ont exprimé leur soutien indéfectible aux forces de l’ordre face à ce regain de violences urbaines.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.