L’année littéraire 2026 s’annonce riche en nouveautés, avec le retour d’auteurs confirmés et l’éclosion de voix prometteuses. Des explorations poignantes de la mémoire et de la mortalité aux fresques épiques sur fond de bouleversements sociaux et environnementaux, le calendrier des publications promet un voyage captivant pour les lecteurs.
Julian Barnes marquera les esprits avec Departure(s) (Jonathan Cape), un récit hybride entre mémoires et fiction qui sondera les thèmes de la mémoire, de la maladie, de la mortalité et de l’amour à travers les décennies. L’auteur annonce d’emblée qu’il s’agira de son dernier livre, confiant au lecteur : « Votre présence m’a enchanté. En vérité, je ne serais rien sans vous. »
George Saunders, lauréat du Booker Prize pour son unique roman, Lincoln in the Bardo (2017), revient avec Vigil (Bloomsbury). Ce nouveau récit suivra le parcours de Jill, un esprit tourmenté qui aide les autres à passer de la vie à l’au-delà, et l’affrontera au chevet d’un magnat du pétrole confronté à l’urgence d’assumer ses responsabilités écologiques. L’œuvre se veut un appel vibrant à la connexion humaine et à l’action environnementale.
Ali Smith, quant à elle, proposera Glyph (Hamish Hamilton), une suite à son roman Gliff (2024). L’auteure promet une histoire initialement dissimulée dans l’ouvrage précédent, parsemée de fables, de liens fraternels, de fantômes et de chevaux, dans un esprit de résistance face à la guerre, au génocide et à la montée des discours hostiles.
L’attente sera également forte autour de Land (Tinder) de Maggie O’Farrell, dont la sortie est prévue pour juin. Cette saga familiale s’ouvre dans l’Irlande du XIXe siècle, dans le sillage de la Grande Famine, et s’inspire de l’histoire familiale de l’auteure. Elle met en scène un homme chargé de cartographier le pays pour l’Ordnance Survey.
Elizabeth Strout, connue pour ses romans interconnectés, surprendra ses lecteurs avec The Things We Never Say (Viking, mai), un récit indépendant centré sur un homme hanté par un secret.
Douglas Stuart, vainqueur du Booker Prize avec Shuggie Bain, explorera, dans John of John (Picador, mai), le destin d’un jeune homme homosexuel de retour dans sa maison d’enfance isolée sur une île des Hébrides après avoir étudié l’art.
Sebastian Barry, lauréat du Costa Book Award, transportera les lecteurs dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle, après la Guerre de Sécession, avec The Newer World (Faber, septembre), une suite à Days Without End et A Thousand Moons.
China Miéville, figure emblématique de la fantasy, signe son retour avec The Rouse (Picador, septembre), un roman épique, fruit de vingt ans de travail, qui promet des conspirations obscures et des forces étranges à travers un continent.
John Lanchester proposera une comédie noire sur l’entitlement et le ressentiment intergénérationnel au sein de l’élite métropolitaine avec Look What You Made Me Do (Faber, mars). Yann Martel, l’auteur de Vie de Pi, présentera quant à lui Son of Nobody (Canongate, avril), une œuvre ambitieuse dans laquelle un érudit classique découvre un récit perdu de la guerre de Troie, agrémenté de notes de bas de page touchantes adressées à sa jeune fille.
Gwendoline Riley, reconnue pour son humour noir et son exploration des relations dysfonctionnelles, publiera The Palm House (Picador, avril), une comédie acerbe sur une longue amitié entre deux personnages grincheux.
Asako Yuzuki, dont le roman Butter, mettant en scène une cuisinière devenue tueuse en série, a connu un succès discret, sera de retour avec Hooked (4th Estate, mars), traduit par Polly Barton, une nouvelle exploration de la nourriture, de l’amitié et de l’expérience féminine au Japon contemporain.
Trois lauréates de prix prestigieux feront également leur retour : Tayari Jones, prix Women’s Prize pour American Marriage (2019), avec Kin (Oneworld, mars), Geetanjali Shree, prix International Booker pour Tomb of Sand (2022), avec The Roof Beneath Their Feet (And Other Stories, février, traduit par Rahul Soni), et M John Harrison, prix Goldsmiths pour The Sunken Land Begins to Rise Again (2020), avec The End of Everything (Serpent’s Tail, juin).
Louise Kennedy, après le succès de Trespasses, explorera une nouvelle relation dans Stations (Bloomsbury, septembre). Jacqueline Crooks, dans Sky City (Cape, août), suivra le parcours d’une femme à Londres dans les années 1990, tentant d’échapper à son passé. Gabriel Tallent, après la controverse suscitée par My Absolute Darling, proposera Crux (Fig Tree, février), un portrait d’amitié et de recherche de sensations fortes entre deux jeunes grimpeurs dans une communauté californienne défavorisée.
Megha Majumdar, saluée pour son premier roman A Burning, dépeindra les inégalités indiennes dans un contexte de changement climatique avec A Guardian and a Thief (Scribner, janvier). Deepa Anappara, après Djinn Patrol on the Purple Line, se tournera vers le passé avec The Last of Earth (Oneworld, février), un roman historique sur des aventuriers s’aventurant dans le royaume interdit du Tibet.
Colm Tóibín plongera dans l’intime de personnages vivant loin de chez eux dans The News from Dublin (Picador, mars), tandis que Sigrid Nunez publiera sa première collection de nouvelles, It Will Come Back to You (Virago, août).
Enfin, les amateurs de sagas familiales pourront se réjouir de la suite des Cazalet Chronicles d’Elizabeth Jane Howard, reprise par Louisa Young avec The Golden Hours (Mantle, septembre), qui se déroule à l’hiver 1962, à l’aube d’une nouvelle ère.
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