Box Office: ‘Minions & Monsters’ Scares Up $16 Million on Friday
Le film "Minions & Monsters" a dominé le box-office nord-américain le vendredi 3 juillet 2026, récoltant 16 millions de dollars. Selon Variety, ce nouveau volet d'Illumination et Universal devrait atteindre 39,5 millions de dollars sur le week-end, portant…
Le film « Minions & Monsters » a dominé le box-office nord-américain le vendredi 3 juillet 2026, récoltant 16 millions de dollars. Selon Variety, ce nouveau volet d’Illumination et Universal devrait atteindre 39,5 millions de dollars sur le week-end, portant son total domestique à environ 64 millions de dollars depuis sa sortie le 1er juillet.
Un démarrage en demi-teinte malgré la première place
Photo: The Washington Post
Si les chiffres placent « Minions & Monsters » en tête des classements, l’enthousiasme semble s’essouffler. Le film a ouvert sur 4 243 écrans en Amérique du Nord, mais ses performances domestiques sont analysées avec prudence. Pour Universal, le salut vient des marchés internationaux, où le long-métrage devrait rapporter 87 millions de dollars d’ici dimanche.
L’analyse de Deadline est plus sévère, qualifiant ce résultat de « plus bas de la franchise » avec un total de 64,5 millions de dollars sur cinq jours. Ce constat contraste avec les sommets historiques de la saga : le premier volet « Minions » de 2015 avait atteint 1,15 milliard de dollars mondialement, tandis que « Despicable Me 4 » (2024) et « Minions: The Rise of Gru » (2022) avaient respectivement franchi les 972 millions et 940 millions de dollars.
L’intrigue, qui transporte les créatures jaunes dans les années 1920 pour devenir des cinéastes à la recherche de monstres, n’a pas suffi à recréer l’effervescence des débuts. Toutefois, le cumul mondial de 164,5 millions de dollars pour l’ouverture montre que la marque conserve une force d’attraction internationale, même si le public nord-américain semble moins pressé.
La concurrence frontale avec Toy Story 5 et l’effondrement de Supergirl
Photo: Yahoo
L’échec relatif de ce démarrage s’explique en partie par un calendrier concurrentiel inhabituel. Pour la première fois, un film de la franchise « Despicable Me » ou « Minions » doit affronter un « Toy Story » durant la période du 4 juillet. « Toy Story 5 », en troisième week-end, a récolté 13 millions de dollars vendredi et devrait atteindre environ 32 millions de dollars d’ici dimanche, portant son total nord-américain à 367 millions de dollars.
Le paysage cinématographique actuel montre une polarisation nette. D’un côté, les films familiaux tirent leur épingle du jeu ; de l’autre, les blockbusters de super-héros s’effondrent. Le film « Supergirl » de Warner Bros. et DC a subi une chute brutale de 76 % par rapport à son ouverture, ne récoltant que 3,6 millions de dollars vendredi.
Film
Recettes Vendredi
Projection Week-end (Domestique)
Minions & Monsters
16 millions $
39,5 millions $
Toy Story 5
13 millions $
32-36 millions $
Young Washington
7,4 millions $
16-18 millions $
Supergirl
3,6 millions $
8,7 millions $
Le film historique « Young Washington » d’Angel Studio surprend également en dépassant les prévisions initiales de 15 millions de dollars pour atteindre environ 18 millions d’ici dimanche. En revanche, « Supergirl » est désormais considéré comme un échec financier, avec une projection globale de 200 millions de dollars, laissant le studio dans le rouge pour environ 100 millions de dollars.
Le refus catégorique de Pierre Coffin d’introduire des Minions femelles
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Parallèlement aux chiffres du box-office, un débat persiste sur l’évolution des personnages. Pierre Coffin, voix des Minions et co-réalisateur du film, a tranché la question de l’introduction de personnages féminins au sein de l’espèce. Interrogé par Yahoo, il a exprimé son opposition à une telle idée.
« Je pense qu’une Minion femelle serait le début de la fin. Universal voudrait le faire parce qu’ils penseraient que cela plairait à toutes les femmes. Mais je n’en suis pas convaincu. Si j’étais une femme, je penserais que c’est tokeniste. »
Pierre Coffin, réalisateur et voix des Minions
Coffin a précisé que les Minions ne se reproduisent pas selon des normes biologiques humaines, affirmant qu’ils « sont, tout simplement ». Bien que l’idée d’une tribu de Minions femelles ait été explorée lors de l’écriture d’un premier spin-off, le concept a été abandonné. Pour le cinéaste, modifier une formule qui fonctionne serait une erreur, citant l’adage « si ce n’est pas cassé, ne le réparez pas ».
Cette position s’inscrit dans une volonté de préserver l’absurdité des personnages, Coffin ayant précédemment justifié l’absence de femelles par le fait qu’il ne pouvait pas imaginer leur existence en raison de « la manière dont ils sont souvent stupides et idiots ».
L’érosion d’une franchise et le poids du merchandising
Avec sept films en 16 ans, la franchise « Despicable Me » et « Minions » atteint un stade de saturation. Comme le souligne The Washington Post, le succès repose en grande partie sur l’attrait universel de leur langage inventé et leur rôle de ressort comique, initialement créés pour contraster avec le personnage de Gru en 2010.
Cependant, le rythme de sortie — environ un film tous les deux ans — pèse sur l’anticipation du public. Universal semble néanmoins serein, s’appuyant sur un modèle économique où les recettes du box-office ne sont qu’une partie de l’équation. Le merchandising lucratif lié aux créatures jaunes permet au studio de continuer à exploiter la marque malgré des ouvertures domestiques en baisse.
Pour mettre cela en perspective, Deadline compare la situation à celle de la franchise « L’Âge de Glace » de 20th Century Fox, dont les ouvertures avaient chuté de 68 millions à 21,3 millions de dollars avec le dernier volet en 2016. Avec plus de 5,6 milliards de dollars de recettes mondiales cumulées, l’univers des Minions reste bien plus robuste, même si « Minions & Monsters » signale un tournant dans la réception du public nord-américain.
L’avenir de la saga dépendra désormais de sa capacité à se renouveler sans trahir l’essence de ses personnages, tout en naviguant dans un marché où les suites à répétition commencent à fatiguer les spectateurs, même les plus jeunes.
Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.