Home DivertissementBreaking Bad Creator’s New Show Pluribus Won’t Stop Teasing Us

Breaking Bad Creator’s New Show Pluribus Won’t Stop Teasing Us

by Antoine Girard

Une épidémie de bonheur ? C’est le point de départ improbable de Plur1bus, la nouvelle série de Vince Gilligan, le créateur de Breaking Bad et Better Call Saul, qui débarquera sur Apple TV+ le 7 novembre. La série met en scène une autrice misanthrope, immunisée contre un virus transformant la population en êtres excessivement optimistes.

Rhea Seehorn, connue pour son rôle de Kim Wexler dans Better Call Saul, incarne Carol Sturka, une romancière spécialisée dans les romans d’amour historiques qu’elle qualifie elle-même de « divertissement sans intérêt ». Elle se retrouve alors seule, face à une Albuquerque (Nouveau-Mexique) où presque tous ses habitants sont devenus insupportablement joyeux.

Bien que l’action se déroule dans la même ville que Breaking Bad, Gilligan insiste sur le fait que Plur1bus est une œuvre de science-fiction distincte. « L’idée de départ est simple : la personne la plus misérable du monde essaie désespérément de sauver la planète du bonheur », explique-t-il, tout en prévenant que l’intrigue sera loin d’être linéaire. « Des complications surgiront. La série prendra des tournures surprenantes. »

Le titre, une variation de « pluribus unum » (la devise des États-Unis, signifiant « plusieurs en un »), avec un « 1 » remplaçant le « i », est un clin d’œil subtil, selon Gilligan. Il y voit une énigme visuelle : « Un parmi beaucoup, vous voyez ? »

Les premières bandes-annonce, délibérément mélancoliques et contemplatives, évoquent l’atmosphère étrange et troublante de The Leftovers, la série de Damon Lindelof et Tom Perrotta. Les deux œuvres explorent les conséquences d’un événement inexplicable et bouleversant : dans The Leftovers, la disparition soudaine de 2 % de la population mondiale, et dans Plur1bus, une épidémie de contentement généralisé.

Les teasers diffusés ces dernières semaines sont particulièrement énigmatiques. L’un d’eux montre une femme en blouse rose léchant chaque beignet d’une boîte avant de les remettre en place. Un autre présente Carol, marchant vers son téléphone avec un club de golf à la main, tandis que des messages apparaissent à l’écran : « Bonjour Carol », « Appelle-nous », « Pas de pression », suivis d’un numéro de téléphone (202) 808 3981. Envoyer un SMS à ce numéro déclenche une réponse automatique : « Sachez que votre vie vous appartient, Carol. Vous avez le pouvoir d’agir ! »

D’autres séquences révèlent Carol, le visage ensanglanté, devant un casino de Las Vegas illuminé par l’inscription « BIENVENUE CAROL », ou encore observant un drone incapable de ramasser un sac poubelle. Ces images, volontairement déconcertantes, ne donnent aucune indication sur le déroulement de l’histoire et semblent suggérer un monde post-apocalyptique, étrangement silencieux.

À un mois du lancement de la série, Gilligan ne souhaite pas révéler les raisons de l’immunité de Carol. « Parfois, il est acceptable de ne pas tout savoir », affirme-t-il, tout en reconnaissant le risque de tomber dans le piège des séries à énigmes non résolues, un phénomène qu’il appelle le « syndrome Lost ». Cependant, fort du succès de ses précédentes créations, il espère que Plur1bus offrira une histoire captivante et bien construite, tout en laissant planer une part de mystère.

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