Les prix du pétrole ont rebondi hier, portés par un apaisement des craintes concernant un éventuel limogeage de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, et par des données économiques américaines encourageantes. Le marché du distillat moyen, quant à lui, affiche des signes de tension, tandis que les prix du cacao sont en forte baisse en raison d’un ralentissement de la demande.
Le marché pétrolier reste favorable à court terme, avec une offre tendue qui devrait persister tout au long du trimestre. On s’attend toutefois à une amélioration de l’offre à partir du quatrième trimestre de l’année. Les récentes attaques de drones contre les champs pétrolifères du Kurdistan ont également contribué à soutenir les prix, entraînant une perte de production estimée à environ 200 000 barils par jour (b/j).
Un accord entre le gouvernement de Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan devrait permettre la reprise des exportations de pétrole kurde, interrompues depuis le début de 2023. La région kurde s’engage à fournir à l’Organisation nationale irakienne pour la commercialisation du pétrole (Somo) au moins 230 000 b/j.
Le marché des distillats moyens continue de signaler une offre limitée, avec le commerce de fissure Gceoil Ice dépassant les 26 dollars américains (US$) par baril. Les stocks de gasoil dans la région d’Amsterdam-Rotterdam-Anvers (ARA) ont diminué de 86 000 tonnes (kt) pour atteindre 1,76 million de tonnes (mt), leur niveau le plus bas depuis janvier 2024, selon les données de Global Insights.
Cette tension sur le marché européen du distillat moyen stimule l’importation de diesel provenant d’Asie de l’Est. La hausse des fissures de distillat moyen améliore les marges de raffinage, ce qui devrait inciter les raffineurs à augmenter leurs taux de production et à atténuer la pénurie. L’augmentation de l’offre de l’OPEP+ contribuera également à améliorer la disponibilité du brut moyen et lourd.
Les prix américains du gaz naturel ont peu évolué hier, les données de l’Energy Information Administration (EIA) indiquant une augmentation des stocks de gaz de 46 milliards de pieds cubes (bcf) la semaine dernière, conformément aux attentes du marché. Les stocks totaux de gaz naturel aux États-Unis s’élèvent désormais à 3 050 milliards de pieds cubes (TCF), soit 6,2 % de plus que la moyenne sur cinq ans, mais en baisse de 4,9 % par rapport à l’année précédente.
Après un rallye initial, les prix européens du gaz naturel ont subi une pression à la baisse en fin de journée, le titre de transfert de titre (TTF) clôturant en baisse de 1,15 %. Des arrêts imprévus dans les usines de traitement de Nyhamna et de Kollsnes en Norvège avaient initialement soutenu les prix européens plus tôt dans la semaine, mais les flux semblent se rétablir, selon les données du réseau britannique.
Concernant l’agriculture, les prix du cacao ont chuté hier, enregistrant une baisse de plus de 7 % et atteignant leur plus bas niveau depuis février 2024. Cette baisse est due à une diminution significative des broyages en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, signalant une demande plus faible. Les prix élevés du cacao ont conduit à une destruction de la demande dans le but de rééquilibrer le marché.
En Europe, les données de l’Association européenne du cacao montrent que les broyages ont diminué de 7,2 % en glissement annuel (-6,2 % par rapport au trimestre précédent) pour atteindre 331,8 kt au deuxième trimestre de 2025, soit leur niveau le plus bas depuis 2020. De même, les données de l’Association du cacao d’Asie indiquent une baisse de 16,3 % en glissement annuel (-17,4 % par rapport au trimestre précédent) des broyages asiatiques, qui s’élèvent à 176,6 kt au deuxième trimestre, leur niveau le plus bas depuis 2017. L’Association nationale des confiseurs rapporte quant à elle une baisse de 2,78 % en glissement annuel des broyages en Amérique du Nord, à 101,9 kt au deuxième trimestre.
