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Caponi : « Les marchés de gros sont fondamentaux pour la distribution des produits frais. Refinancement du crédit d’impôt 4.0 » – Communiqués de presse

Publié le 22 octobre 2024 15h37. Une étude récente pointe les défis et les opportunités pour les marchés de gros de produits frais, notamment face à l'évolution des habitudes de consommation et aux pénuries de main-d'œuvre, tout en…

Caponi : « Les marchés de gros sont fondamentaux pour la distribution des produits frais. Refinancement du crédit d’impôt 4.0 » – Communiqués de presse

Publié le 22 octobre 2024 15h37. Une étude récente pointe les défis et les opportunités pour les marchés de gros de produits frais, notamment face à l’évolution des habitudes de consommation et aux pénuries de main-d’œuvre, tout en soulignant l’importance de l’innovation technologique et de l’emballage.

  • Le réseau Italmercati joue un rôle crucial pour acheminer rapidement et efficacement les produits frais « du champ à la table ».
  • La pénurie de main-d’œuvre agricole représente un frein majeur, particulièrement durant les périodes de récolte.
  • Les évolutions réglementaires concernant l’emballage des fruits et légumes suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur la consommation.

Lors de la conférence « Produits frais régénérants – Le rôle des marchés de gros entre innovation et défi de la consommation », organisée au CNEL et promue par Italmercati et Isméa en collaboration avec l’ISTAT (Institut national de la statistique), Roberto Caponi, directeur général de Confagricoltura, a mis en lumière l’importance du réseau Italmercati. Ce réseau est capable, selon lui, d’offrir des services toujours plus performants et de garantir la qualité et la rapidité de la distribution des produits frais, des éléments essentiels pour valoriser le secteur.

M. Caponi a souligné la disparité des tendances au sein du secteur. Si certaines productions, comme les fruits, connaissent un déclin, d’autres, notamment les légumes, affichent des signes de croissance. La consommation de produits axés sur la santé, tels que les noix (+11,3 %) et les produits frais coupés (+11,4 %), est particulièrement dynamique.

Il a également noté que les campagnes de communication influencent les choix des consommateurs.

« Il suffit de penser à l’impact des campagnes sur la viande rouge ou celles contre le gaspillage alimentaire, qui, bien qu’elles soient justes, peuvent affecter l’intention d’acheter des produits frais. »

Roberto Caponi, directeur général de Confagricoltura

La question de la main-d’œuvre agricole a été au cœur des préoccupations exprimées. M. Caponi a insisté sur la difficulté de trouver des travailleurs, en particulier pendant les courtes périodes de récolte, qui sont peu propices à la mécanisation. Il a appelé à des mesures concrètes pour rendre le travail agricole plus attractif et durable.

L’innovation technologique est également perçue comme un levier essentiel pour la compétitivité des entreprises agricoles. M. Caponi a plaidé pour le refinancement du crédit d’impôt 4.0, un outil qu’il juge fondamental pour soutenir la transformation numérique et durable des exploitations.

« On ne peut pas demander aux entreprises d’être durables et numériques si les outils nécessaires pour réaliser cette transformation font défaut. »

Roberto Caponi, directeur général de Confagricoltura

Enfin, M. Caponi s’est exprimé sur les évolutions réglementaires concernant l’emballage, un sujet de débat au niveau européen. Il a observé que la demande des consommateurs évolue vers des emballages à poids fixe, en raison de la diminution de la taille des ménages et des préoccupations liées à l’hygiène et à la praticité. Les fruits frais emballés sont ainsi passés de 38 % en 2019 à 45 % en 2024, et les légumes de 48 % à 52 %. Il a exprimé l’opposition de Confagricoltura aux restrictions prévues par le Règlement européen sur l’emballage (PPWR), notamment l’interdiction des emballages à usage unique pour les fruits et légumes frais de moins de 1,5 kg à partir de 2030, craignant un impact négatif sur la consommation et l’accès à des produits essentiels.

M. Caponi a conclu en exprimant ses réserves quant à l’éventualité d’anticiper l’obligation de compostabilité certifiée pour les emballages.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.