À partir de ce mardi, les nouveaux certificats de performance énergétique des bâtiments en Wallonie intègrent une feuille de route de rénovation personnalisée. Cette nouveauté, communiquée par le cabinet de la ministre de l’Energie et du Logement Cécile Neven, vise à guider les propriétaires dans la hiérarchisation de leurs travaux pour améliorer l’efficacité énergétique.
Les propriétaires wallons disposent désormais d’un nouvel outil pour planifier la transition énergétique de leur bien. Selon le cabinet de la ministre wallonne de l’Energie et du Logement Cécile Neven, chaque nouveau certificat de performance énergétique des bâtiments établi à partir de ce mardi comprend une feuille de route de rénovation
adaptée au logement concerné.
Cette disposition a pour objectif d’informer clairement les occupants sur les interventions à envisager en priorité ainsi que sur les retombées concrètes en matière de gain énergétique.
Impact sur les certificats existants et charge administrative en Wallonie
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Ce changement réglementaire s’applique exclusivement aux nouvelles délivrations. Le secteur tourne à un rythme soutenu dans le sud du pays, avec une moyenne de 80 000 certificats PEB établis par an.
Le coût des transformations nécessaires pour atteindre les standards élevés reste toutefois un obstacle majeur pour de nombreux ménages. À titre d’exemple illustratif, le cabinet ministériel indique que pour une maison classée initialement en catégorie PEB E, le budget total indicatif pour atteindre la classe A se situe entre 77 400 et 144 000 euros.
Le retard wallon face aux exigences européennes et aux autres régions
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La Wallonie accuse un décalage net par rapport à la Flandre et à Bruxelles en matière de contraintes énergétiques.
À titre de comparaison, la législation de la Région de Bruxelles-Capitale impose qu’en 2033, les logements ne puissent plus afficher un certificat PEB inférieur au niveau E, ce qui correspond à une consommation maximale de 275 kWh/m² par an.
Perspectives de révision méthodologique pour 2028-2029
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Face à ces défis, le cabinet Neven assure qu’il travaille activement sur la transposition de la directive européenne PEB IV, tout en précisant qu’il n’y a rien d’établi
à ce stade. Des critiques persistent au sein de la filière, certains acteurs qualifiant la certification actuelle d’aberration
.
Dans cette optique, une refonte plus profonde de la méthodologie de calcul est à l’étude pour la période 2028-2029. Le cabinet mentionne une volonté de mieux prendre en compte le confort de l’été
, afin que la performance d’un bâtiment ne soit plus jugée uniquement sur sa résistance au froid hivernal, mais aussi sur sa protection contre les fortes chaleurs. Cette évolution future doit également chercher à harmoniser les pratiques entre les différentes Régions et, pour les immeubles à appartements, à évaluer les copropriétés dans leur ensemble sous la forme d’un certificat unique pour toute l’enveloppe du bâtiment.