Publié le 17 octobre 2024 à 04h34. Le vice-président américain JD Vance estime que les négociations entre la Russie et l’Ukraine sont actuellement bloquées en raison de divergences fondamentales, tout en soulignant l’importance de faire pression sur Moscou via des tarifs douaniers plutôt que des sanctions.
- Les négociations entre la Russie et l’Ukraine sont dans l’impasse, les deux parties ne parvenant pas à un accord malgré les efforts déployés.
- JD Vance considère que la Russie surestime ses succès sur le champ de bataille, ce qui complique les discussions.
- L’administration américaine privilégie les tarifs douaniers comme moyen de pression sur la Russie, notamment en ciblant ses ventes de pétrole à l’Inde et à la Chine.
Selon JD Vance, les deux camps ne manifestent pas actuellement une réelle volonté de parvenir à un compromis. « Les Russes et les Ukrainiens ne sont tout simplement pas en mesure de parvenir à un accord », a-t-il déclaré, reconnaissant que des progrès avaient été réalisés, mais que des obstacles majeurs subsistent. Il a souligné l’existence d’une « divergence fondamentale dans les attentes », expliquant que Moscou a tendance à surestimer ses performances militaires.
L’administration américaine explore des pistes pour réduire les revenus pétroliers de la Russie, principale source de financement de son économie. Elle travaille notamment avec l’Inde et la Chine pour limiter leurs achats de pétrole russe et ainsi exercer une pression supplémentaire sur Moscou pour qu’elle revienne à la table des négociations. « Donc (le président Donald Trump) travaille avec l’Inde et la Chine pour tenter de limiter ces ventes de pétrole et faire pression sur les parties de la région pour parvenir à la paix », a précisé Vance, assurant que l’ancien président continuerait à s’investir dans cette voie.
Donald Trump a récemment affirmé que le Premier ministre indien Narendra Modi lui avait assuré que l’Inde ne rachèterait plus de pétrole russe. Cette annonce a suscité des réactions en Inde, où le ministère des Affaires étrangères a reconnu l’existence de discussions avec Washington sur la coopération énergétique, tout en insistant sur la nécessité de protéger les consommateurs nationaux face à une éventuelle hausse des prix.
Des sources au sein de l’administration américaine ont indiqué à Reuters que les raffineries indiennes réduisent déjà leurs importations de pétrole russe, passant de 1,75 million de barils par jour entre avril et septembre à environ 36 % des importations totales, contre 40 % l’année précédente. Cependant, ces mêmes sources soulignent qu’une interruption immédiate des achats de pétrole russe par l’Inde pourrait entraîner une flambée de l’inflation dans le pays. Reuters a rapporté que certaines raffineries se préparent à limiter leurs importations, sans que le gouvernement indien n’ait officiellement demandé de suspension des achats.
L’administration américaine estime que les tarifs douaniers sont un outil plus efficace que les sanctions pour exercer une pression économique sur la Russie. « Bien entendu, le principal moteur de l’économie russe est le pétrole qu’elle vend à l’Inde et à la Chine », a rappelé JD Vance.
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