La place de la Musique à Montpellier s’est transformée en un petit coin de Rio chaque jeudi soir depuis trois ans. Les mélodies enjouées du choro, un genre musical brésilien populaire, résonnent sous les guirlandes lumineuses, offrant une ambiance festive et conviviale.
Une vingtaine de musiciens se rassemblent chaque semaine sur la terrasse de la pizzeria Pizza Lab, formant un cercle autour des tables – la « roda » – pour interpréter des classiques du choro. Ce genre musical, surnommé « le cercle des pleurs », est pourtant rarement mélancolique, et invite plutôt à la danse et à la bonne humeur.
« Au Brésil, il peut y avoir jusqu’à 40 musiciens à une roda, parfois plusieurs cercles imbriqués les uns dans les autres ! », explique Roberto Bandeira de Mello, consul honoraire du Brésil à Montpellier et à l’origine de cette initiative. L’ambiance, bien que plus intimiste, reste fidèle à l’esprit des rodas brésiliennes.
Né à Rio de Janeiro à la fin du XIXe siècle, le choro est intimement lié à la période de l’abolition de l’esclavage. Ce genre musical est né du mélange d’influences européennes – notamment la polska et la valse – et des rythmes africains, portés par les anciens esclaves libérés.