Publié le 12 octobre 2025 à 16h26. Marronniers d’Inde et conkers, ces fruits d’automne omniprésents dans nos parcs, cachent une histoire surprenante et des usages insoupçonnés, bien au-delà du simple jeu d’enfant.
Le marronnier d’Inde, que l’on croise dans les parcs et les rues de toute la France, n’est pas un arbre indigène. Introduit au Royaume-Uni depuis la Turquie au XVIe siècle, il a mis du temps à s’intégrer dans le folklore local, contrairement à d’autres espèces plus anciennes.
Mais c’est surtout le conker, la graine du marronnier d’Inde, qui a marqué les esprits. Le jeu du conker, consistant à percer les conkers de l’adversaire, a été mentionné pour la première fois sur l’île de Wight en 1848. Au-delà du divertissement, le conker a également trouvé des applications pratiques, notamment comme médicament vétérinaire pour les chevaux, comme additif dans certains shampooings, et même comme substitut à l’amidon.
Les propriétés chimiques contenues dans les conkers pourraient également avoir des vertus thérapeutiques pour l’homme, notamment pour soulager les foulures et les contusions. Une vieille croyance populaire, bien que non prouvée scientifiquement, affirme que la présence de conkers dans une maison éloigne les araignées.
Attention toutefois : les Victorien·nes avaient imaginé des recettes pour fabriquer de la farine à partir de conkers, après avoir décortiqué, broyé et lessivé les graines pour en éliminer l’amertume. Il est impératif de ne pas reproduire ces recettes, car les conkers sont toxiques.
Pour en savoir plus sur le marronnier d’Inde : Fiducie forestière.
À ne pas manquer
