Home NouvellesChangement de versions au ministère des Affaires étrangères concernant le départ de Nicolas Maduro

Changement de versions au ministère des Affaires étrangères concernant le départ de Nicolas Maduro

by Nicolas Lefèvre

Publié le 20 novembre 2025 16:45:00. La Colombie a clarifié sa position concernant une éventuelle transition politique au Venezuela, après des déclarations de sa ministre des Affaires étrangères suggérant un soutien à une sortie négociée de Nicolás Maduro, tandis que les États-Unis maintiennent une ligne dure et intensifient leur présence militaire dans la région.

  • Le gouvernement colombien affirme ne pas soutenir de plan négocié pour le départ de Nicolás Maduro du pouvoir au Venezuela.
  • Des propos de la ministre colombienne des Affaires étrangères, Rosa Villavicencio, ont laissé entendre une ouverture à une transition, mais ont été nuancés par Bogota.
  • Les États-Unis ont rejeté par le passé une proposition de Maduro de quitter le pouvoir et continuent de déployer des moyens militaires dans la région.

Bogota a cherché à dissiper toute ambiguïté concernant son rôle dans la crise vénézuélienne, après que des déclarations de la ministre des Affaires étrangères, Rosa Villavicencio, aient suscité une polémique. Dans une interview accordée à Bloomberg, la chancelière avait évoqué la possibilité que Nicolás Maduro envisage une transition politique s’il obtenait des garanties de ne pas être poursuivi en justice. Selon le média, la Colombie serait prête à soutenir un plan de sortie négociée de Maduro et l’organisation d’élections libres sous un gouvernement intérimaire.

La ministre avait notamment déclaré :

« Oui, je crois qu’en fait il a réfléchi à la possibilité qu’il puisse y avoir une issue, une transition, où il pourrait partir sans avoir à aller en prison, peut-être. »

Rosa Villavicencio, ministre colombienne des Affaires étrangères

Face à la controverse, Bloomberg a publié la transcription complète de l’entretien et a affirmé avoir reproduit fidèlement les propos de la ministre. Le journaliste espagnol Daniel Basteiro, qui a mené l’interview, a également souligné que le gouvernement colombien n’avait formulé aucune demande de rectification. Néanmoins, le ministère colombien des Affaires étrangères a publié une déclaration officielle réaffirmant son respect du droit international et son refus d’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela. Il a précisé que le gouvernement de Gustavo Petro ne soutient aucun projet de départ négocié de Maduro.

Parallèlement, des révélations du New York Times ont mis en lumière le rejet par l’administration Trump d’une proposition similaire de Maduro, formulée en pleine négociation secrète avec le régime vénézuélien. Cette inflexibilité américaine s’accompagne d’une intensification de la présence militaire des États-Unis dans la région, notamment dans le Pacifique, où des navires soupçonnés de trafic de drogue sont régulièrement interceptés. Selon La Silla Vacía, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie ambiguë, marquée par des accusations d’exécutions extrajudiciaires (plus de 65 cas recensés).

Les experts s’interrogent sur les risques d’une intervention militaire américaine au Venezuela et ses conséquences potentielles pour la Colombie, comme l’analyse Santiago Rodríguez Álvarez dans un article de La Silla Vacía. Pour une vérification des faits concernant les tensions entre les États-Unis et le Venezuela, consultez le Detector de Tiras.

You may also like

Leave a Comment