Publié le 5 novembre 2025 à 11h27. Le maire du district d’Ulsan Dong-gu alerte sur la fragilité financière de sa commune, alors que les besoins sociaux augmentent, et réclame une meilleure répartition des fonds publics entre l’État central et les collectivités locales.
- Le district d’Ulsan Dong-gu connaît une baisse de son autonomie financière, tandis que les dépenses sociales augmentent.
- Le maire Kim Jong-hoon demande une révision de la loi sur les finances locales pour garantir la stabilité financière des collectivités.
- L’augmentation de la population étrangère dans le district, liée à une politique de visas spécifiques, accentue les besoins en soutien budgétaire.
Ulsan, en Corée du Sud – Kim Jong-hoon, le maire du district d’Ulsan Dong-gu, a exprimé sa vive préoccupation face à la détérioration de la situation financière de sa commune. Lors d’une conférence de presse tenue le 5 novembre, il a souligné que la diminution constante des ressources financières disponibles contraste avec l’augmentation des besoins en matière de protection sociale, rendant difficile la satisfaction des demandes des administrés.
Le maire Kim a critiqué le manque d’impact réel de la politique nationale visant à accroître l’autonomie financière des collectivités locales. L’objectif affiché par le gouvernement d’augmenter la part des impôts locaux dans le financement des collectivités à 7 : 3 (par rapport aux impôts nationaux) semble, selon lui, rester lettre morte pour les 69 districts autonomes des 7 grandes villes métropolitaines du pays.
« En raison des dispositions de la loi actuelle sur les impôts locaux, les districts autonomes ne perçoivent pas directement les impôts locaux nécessaires pour assurer les services administratifs de base et combler le déficit financier. Il est donc difficile d’obtenir des ressources financières stables. »
Kim Jong-hoon, maire du district d’Ulsan Dong-gu
Il a plaidé pour une révision rapide de la loi sur les finances locales afin de garantir la pérennité des gouvernements locaux. La ville d’Ulsan a d’ailleurs reconnu que le ratio des subventions d’ajustement qu’elle accorde aux districts autonomes est le plus faible du pays et a promis d’examiner la question.
Le maire Kim a illustré les disparités de financement en comparant la situation de son district à celle de Busan Dong-gu : « La réalité est qu’Ulsan Dong-gu, avec une population de 150 000 habitants, reçoit moins de subventions d’ajustement que Busan Dong-gu, qui en compte environ 84 000. » Il a insisté sur la nécessité pour la ville d’Ulsan de faire preuve de volonté politique pour augmenter la part des ressources allouées aux subventions d’ajustement.
Un autre facteur de préoccupation pour le district d’Ulsan Dong-gu est l’augmentation rapide de sa population étrangère. Le nombre d’étrangers enregistrés a augmenté d’environ 8 000 au cours des trois dernières années, atteignant désormais plus de 10 000 personnes, soit 6 % de la population totale du district. La densité de population étrangère, avec 287 étrangers par kilomètre carré, dépasse largement celle d’autres villes comme Ansan (province de Gyeonggi) et Dalseo-gu (Daegu).
Cette situation est exacerbée par la nouvelle politique de visas métropolitains de type Ulsan, qui prévoit l’arrivée de 440 travailleurs industriels étrangers supplémentaires dans le district. Le maire Kim a critiqué le manque de soutien budgétaire associé à cette politique :
« Désormais, grâce à la politique de visas métropolitains de type Ulsan de la ville d’Ulsan, 440 travailleurs industriels étrangers supplémentaires seront amenés et résideront bientôt à Dong-gu. Cependant, le soutien budgétaire pour la politique étrangère est introuvable et toute la responsabilité est transférée à Dong-gu, qui a des finances médiocres. »
Kim Jong-hoon, maire du district d’Ulsan Dong-gu
Le maire Kim a conclu en appelant le gouvernement et la ville d’Ulsan à mobiliser des ressources financières supplémentaires pour soutenir les zones qui accueillent une afflux de population étrangère en raison de politiques gouvernementales, et à garantir une vie stable aux résidents locaux.