Home AffairesChildren’s Health Ireland empêché de licencier l’administrateur des chirurgies de la colonne vertébrale

Children’s Health Ireland empêché de licencier l’administrateur des chirurgies de la colonne vertébrale

by Amélie Bernard

Publié le 28 octobre 2025 18:23:00. Une directrice au sein des services de chirurgie infantile en Irlande a obtenu une injonction provisoire contre son employeur, l’empêchant d’être licenciée dans l’attente d’un procès équitable. Elle affirme avoir été sanctionnée après avoir soulevé des questions sur des décisions concernant la gestion des listes d’attente.

  • Anita Little, directrice au sein de Santé des enfants Irlande (CHI), conteste son licenciement pour faute grave.
  • Elle accuse son employeur de l’avoir mise au ban après qu’elle ait exprimé des réserves sur la suspension de dix patients de la liste d’attente pour des opérations de la colonne vertébrale.
  • Le tribunal a ordonné à CHI de ne pas la licencier ni de pourvoir son poste en attendant une décision.

Anita Little occupait le poste de directrice commerciale, avec un salaire d’environ 76 500 € (euros), et était chargée de la gestion et de l’administration de la liste d’attente pour les chirurgies de la colonne vertébrale au sein de CHI. Selon ses déclarations, elle a été licenciée suite à des instructions lui demandant de retirer les noms de dix patients de cette liste.

Elle soutient que l’enquête disciplinaire qui a conduit à son licenciement, le 19 août dernier, était entachée d’irrégularités. Elle affirme notamment avoir été privée du droit de citer des témoins en sa faveur, de présenter des preuves à décharge, de contester des faits erronés ou d’interroger les témoins à son encontre.

Mardi, le juge Brian Cregan a accordé des injonctions provisoires à Richard Kean, avocat de Mme Little, interdisant à CHI de la licencier ou de considérer son poste comme vacant en attendant une nouvelle ordonnance du tribunal. L’affaire a été présentée uniquement avec la représentation de Mme Little, et sera de nouveau examinée plus tard dans la semaine.

M. Kean a rapporté que CHI avait refusé de s’engager à ne pas licencier sa cliente avant qu’elle n’ait pu bénéficier d’un procès équitable, affirmant qu’elle avait déjà eu un procès équitable et qu’elle avait le droit de demander un licenciement abusif.

L’avocat a dénoncé une situation où sa cliente aurait été désignée comme bouc émissaire pour avoir exécuté une instruction de suppression de noms, et a qualifié le processus disciplinaire de manœuvre.

Dans un affidavit, Mme Little explique qu’elle a pris ses fonctions de directrice commerciale en janvier 2024 et qu’elle a rapidement rencontré des pressions et des difficultés dans l’exercice de ses responsabilités. Des réunions régulières avaient lieu entre le ministère de la Santé et l’équipe de chirurgie de la colonne vertébrale de CHI, en raison de la nécessité de gérer les listes d’attente conformément au protocole du Fonds national d’achat de traitements.

En octobre 2024, elle a fait part de ses inquiétudes, lors d’une réunion avec Stephen Flanagan, alors directeur général adjoint de CHI, et Keelin Hession, directrice des soins infirmiers, concernant des patients figurant sur la liste qui semblaient avoir été incorrectement inscrits. Elle a ensuite reçu l’instruction de suspendre les noms de dix patients.

Mme Little estime que, suite à la mise en œuvre de cette décision, elle a été constamment sapée par Ciara Ní Flathartaigh, sa supérieure hiérarchique, qui aurait agi de manière inappropriée lors des discussions sur les suspensions de patients. Elle a pris un congé de maladie en raison du stress lié au travail et a appris en février dernier qu’une plainte officielle avait été déposée contre elle par Mme Ní Flathartaigh.

Le processus disciplinaire et l’appel qui ont suivi, selon Mme Little, étaient viciés et injustes.

Pour plus d’informations sur un rapport récent concernant les soins prodigués à un garçon décédé après une longue attente pour une opération de la colonne vertébrale.

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