Une opération policière menée le 24 mai dans un hôtel de Kuala Lumpur a conduit à l’arrestation de 51 hommes, dont un ressortissant chinois soupçonné d’avoir organisé une fête liée à la drogue. Les autorités ont saisi des stupéfiants d’une valeur de 103 070 RM, alors qu’un participant a été déclaré décédé.
La traque d’une fête organisée sur Instagram
- 1,15 kg de MDMA liquide
- 284 g de MDMA en poudre
- 8,56 g d’ecstasy
- 11,61 g de kétamine
Les procédures judiciaires et les accusations à Brickfields

Un consensus autour du cadre légal malaisien
Cette opération s’inscrit dans un contexte sociopolitique où l’application des lois sur la moralité et les stupéfiants fait l’objet d’un soutien marqué de la part de certains acteurs religieux et académiques. Pour de nombreux observateurs, ces mesures sont une réponse nécessaire à l’évolution des mœurs. Samsul Draman, professeur à l’université internationale islamique de Malaisie et fondateur de l’ONG Persatuan Insaf Pahang, a exprimé son approbation de l’action gouvernementale. Son organisation se consacre notamment à la « réhabilitation des personnes transgenres » par le biais de l’orientation spirituelle islamique.« J’espère que (le gouvernement) peut maintenir cet élan et continuer à s’améliorer. »


« Les relations entre personnes de même sexe restent criminalisées en vertu du Code pénal et des lois de la Charia, et la constitution ne protège pas contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. »
Firdaus Baharuddin, via CNA Pour Baharuddin, l’enjeu est désormais une application rigoureuse et sans ambiguïté de la loi, tout en restant vigilant face à ce qu’il appelle l’« importation acritique de normes culturelles externes » qui ne seraient pas en phase avec les valeurs malaisiennes.