Le retournement de situation face à Auger-Aliassime
Le match a basculé sur la capacité de Flavio Cobolli à absorber la pression. Alors que le Canadien semblait prendre l’ascendant, le Romain a su briser la dynamique d’un Félix Auger-Aliassime jugé trop irrégulier. Après avoir concédé la première manche 4-6, Cobolli a repris le contrôle pour s’imposer 6-4, 6-4, 6-4.
Cette victoire, rapportée par Le Figaro, ne s’est pas jouée uniquement sur des coups droits winners, mais dans la tête. Le joueur italien a dû mener un véritable combat intérieur pour ne pas se laisser submerger par l’enjeu d’un quart de finale.
La gestion du stress et le calme olympien
Pour Cobolli, la clé a été l’isolement sensoriel. Pendant les changements de côté, il a volontairement coupé le contact visuel avec son entourage pour éviter que l’anxiété de son équipe ne vienne polluer sa propre concentration.
J’ai essayé de respirer pendant les changements de côté, de ne surtout pas regarder mon équipe parce qu’elle était encore plus stressée que moi. Je crois que j’ai géré les choses un peu différemment du match précédent, j’ai essayé de rester calme, de dérouler mon tennis.
Flavio Cobolli, via Le Figaro
Cette approche pragmatique contraste avec une autre facette de sa personnalité : un penchant marqué pour les rituels. Si Cobolli affirme que ses superstitions ne le rendent pas fou, il admet être plus hors de contrôle que d’habitude cette semaine, allant jusqu’à répéter scrupuleusement ses choix de restaurant, de plat et même de douche.
Le duel des superstitions et l’anecdote de la douche
L’obsession de Cobolli pour les détails a conduit à une rencontre insolite avec le roi de la terre battue, Rafael Nadal. Lors de l’édition 2024, dernière apparition du Majorquin à Porte d’Auteuil, l’Italien a tenté de « voler » la chance de Nadal en utilisant sa douche habituelle.
L’épisode s’est terminé par un rappel à l’ordre assez sec mais amusant de la part du Spaniard. Alors que Cobolli occupait les lieux, Nadal a frappé à la porte, attendant que le jeune joueur termine pour récupérer son espace.
Il m’a dit que c’était sa douche depuis 14 ans.
Flavio Cobolli, relatant ses propos de Rafael Nadal via Le Figaro
Pour Cobolli, cette interaction reste l’élément central de son système de croyances actuelles. En cherchant à s’approprier les habitudes d’un champion aussi titré, il tente d’ancrer sa propre confiance dans une forme de continuité historique, même si Nadal a clairement marqué son territoire.
L’énigme du toit fermé sur le court

Au-delà de la psychologie des joueurs, le match a été marqué par une décision technique intrigante. L’Équipe a soulevé une question légitime concernant la fermeture du toit lors de ce quart de finale, alors qu’aucune pluie n’était signalée.
Cette situation a créé un environnement de jeu particulier, modifiant potentiellement la circulation de l’air et la vitesse de la balle, des facteurs qui peuvent influencer le rendu du jeu sur terre battue. Si les raisons officielles de cette fermeture restent floues, l’impact sur le rythme du match est indéniable.
Cobolli arrive donc en demi-finale avec un mental blindé et une capacité de résilience prouvée. En transformant son stress en rituels et en sachant s’isoler quand le chaos monte, il s’impose comme un candidat sérieux pour aller plus loin dans le tableau. La question est désormais de savoir si ses superstitions suffiront face aux géants du circuit, ou si c’est son calme retrouvé qui fera la différence.