Publié le 24 novembre 2025 16:37:00. Le secteur de l’assurance italien se prépare à une augmentation des risques systémiques, notamment liés aux catastrophes naturelles, à la dépendance économique et aux cyberattaques, selon une nouvelle étude. Les assureurs italiens adaptent leurs offres, mais la demande reste inégale face à ces menaces croissantes.
- 79 % des compagnies d’assurance italiennes proposent déjà des solutions de couverture contre les catastrophes naturelles.
- 65 % des assureurs ont développé des produits pour gérer la non-autosuffisance, mais la demande est freinée par un manque de sensibilisation et des coûts perçus comme élevés.
- Seule la moitié des entreprises (53 %) propose des assurances cyber-risques, un domaine encore considéré comme non prioritaire par 29 % des acteurs du marché.
Une étude menée par EY pour le compte de l’Association italienne des Insurtech (IIA) révèle que les assureurs italiens sont de plus en plus conscients des risques systémiques qui pèsent sur le pays. L’analyse porte sur les stratégies mises en œuvre par les compagnies pour faire face à ces défis.
Concernant les catastrophes naturelles, la majorité des assureurs (79 %) se disent déjà équipés pour couvrir ces risques. Un faible pourcentage seulement (5 %) est encore en phase d’évaluation de ses besoins en matière de couverture. Cette préparation témoigne d’une prise de conscience accrue face à la vulnérabilité du territoire italien aux événements climatiques extrêmes.
La gestion de la non-autosuffisance, c’est-à-dire la dépendance économique vis-à-vis de sources externes, est également un sujet de préoccupation pour 65 % des entreprises du secteur. Cependant, la demande pour ce type de produits reste limitée. Selon l’étude, 55 % des opérateurs estiment que la demande est faible, principalement en raison d’un manque de sensibilisation du public et de la perception d’un coût trop élevé.
Les assurances cyber-risques, quant à elles, sont encore en développement. 53 % des compagnies d’assurance proposent déjà des solutions pour couvrir ces risques, mais 29 % du marché ne les considèrent pas comme une priorité. Cette situation pourrait évoluer avec l’augmentation des cyberattaques et la prise de conscience croissante des entreprises et des particuliers face à cette menace.
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