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Connecticut DMV licencie un employé qui a fait des milliers de ventes de voitures remorquées – ProPublica

Un employé de longue date du Département des véhicules automobiles (DMV) du Connecticut a été licencié pour avoir profité de sa position afin d'acquérir des voitures à des prix considérablement réduits auprès d'une entreprise de remorquage. L'affaire, qui…

Connecticut DMV licencie un employé qui a fait des milliers de ventes de voitures remorquées – ProPublica

Un employé de longue date du Département des véhicules automobiles (DMV) du Connecticut a été licencié pour avoir profité de sa position afin d’acquérir des voitures à des prix considérablement réduits auprès d’une entreprise de remorquage. L’affaire, qui traînait depuis près de sept ans, met en lumière des failles dans la surveillance et le contrôle des pratiques de remorquage dans l’État.

Dominik Stefanski, examinateur de documents au DMV depuis 1999, a été mis à pied en mars, peu après la publication d’une enquête conjointe du Connecticut Mirror et de ProPublica révélant les irrégularités. Il a finalement reçu sa lettre de licenciement le 6 novembre, l’accusant de « mauvaise conduite » pour avoir utilisé son poste « à des fins financières ». Stefanski a annoncé qu’il contestait cette décision et une audience est prévue le mois prochain.

L’enquête du DMV, menée entre 2020 et 2021, a révélé un système bien rodé. Des employés de D&L Auto Body & Towing, une entreprise de remorquage basée à Berlin, contactaient visuellement Stefanski lorsqu’ils se rendaient au bureau principal du DMV à Wethersfield. En échange de cette faveur, qui leur permettait de contourner les longues files d’attente, ils autorisaient Stefanski à choisir des véhicules remorqués par leur entreprise plusieurs semaines, voire plusieurs mois auparavant. D&L sous-évaluait ensuite ces véhicules sur les formulaires officiels, permettant à Stefanski de les acquérir à des prix dérisoires et de les revendre avec profit.

Entre 2015 et 2019, D&L a vendu 15 véhicules à une société d’investissement appartenant à Stefanski. Dans un cas précis, il a acheté une Cadillac pour 1 000 $ (environ 920 €) et l’a revendue 17 500 $ (environ 16 000 €). Le véhicule a ensuite été vendu par un autre concessionnaire pour 23 250 $ (environ 21 300 €).

En 2020, les enquêteurs du DMV avaient recommandé des poursuites pénales contre Stefanski, estimant qu’il avait indûment bénéficié de plusieurs milliers de dollars. Un mandat d’arrêt avait même été émis, mais le procureur a finalement décidé de ne pas engager de poursuites, invoquant un « pouvoir discrétionnaire » et un « manque de preuves suffisantes » pour prouver sa culpabilité « au-delà de tout doute raisonnable ». Il avait suggéré que le DMV puisse traiter l’affaire en interne.

Cependant, le DMV n’a pris aucune mesure disciplinaire contre Stefanski ni infligé d’amendes à D&L dans les années qui ont suivi l’enquête. L’agence a refusé de commenter le licenciement et de répondre aux questions spécifiques concernant l’affaire.

Stefanski, qui gagnait un peu plus de 72 000 $ (environ 66 000 €) par an, affirme avoir présenté des preuves lors d’une audience, notamment un chèque qu’il avait reçu en guise de prêt pour l’achat d’un des véhicules. Il soutient que ce chèque prouve qu’il a payé le véhicule plus cher que ce qui était indiqué dans le mandat. L’État a rejeté cet argument.

« L’agence n’a pas estimé que les informations présentées constituaient une base permettant d’atténuer la sanction de licenciement envisagée », indique la lettre de licenciement.

Un responsable de D&L a refusé de commenter le licenciement, mais a déclaré dans un communiqué que le responsable ayant collaboré avec Stefanski avait été renvoyé et que l’entreprise coopérait avec le DMV « pour garantir que ce type de situation ne se reproduise plus ». Selon l’entreprise, le responsable avait agi de son propre chef, pensant agir de manière appropriée en vendant des voitures en état de marche. Les enquêteurs ont confirmé que la plupart des véhicules étaient effectivement en bon état.

Le syndicat représentant les employés du DMV, le Conseil 4 de la Fédération américaine des employés des États, comtés et municipalités, a indiqué qu’il assistait Stefanski dans son appel, mais n’a pas souhaité commenter les détails de l’affaire, soulignant l’importance de respecter les « droits des travailleurs » et les « procédures régulières ».

Stefanski a exprimé son incompréhension quant au fait qu’il ait été licencié près de sept ans après les faits et cinq ans après que les enquêteurs du DMV aient été informés de la situation. « Ils ne m’ont donné aucune explication. En fait, ils ne m’ont rien donné », a-t-il déclaré.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.