Publié le 5 janvier 2024 21:06:00. L’Américaine Jessie Diggins a remporté le Tour de Ski pour la troisième fois de sa carrière, mais sa victoire a suscité une réaction virulente de la part d’un commentateur sportif suédois, qui dénonce un « spectacle répugnant » lors de la cérémonie de remise des médailles.
- Jessie Diggins a décroché sa troisième victoire au Tour de Ski.
- Un commentateur sportif suédois a exprimé son malaise face à la célébration de la victoire américaine.
- La question de l’influence de la politique américaine sur le sport international est soulevée.
La performance de Jessie Diggins, qui a confirmé son statut de favorite en remportant le Tour de Ski, a été éclipsée par les réactions qu’elle a provoquées. Si l’exploit de la fondeuse américaine est salué par de nombreux observateurs, le commentateur sportif suédois Tomas Pettersson a exprimé son dégoût face aux scènes qui se sont déroulées lors de la cérémonie de remise des médailles, au sommet de l’Alpe Cermis.
Pettersson a décrit un sentiment de malaise lorsqu’il a vu l’hymne national américain, « The Star-Spangled Banner », retentir et le drapeau américain être hissé au sommet du mât. Il a qualifié la scène de « répugnante » dans une chronique publiée dans le journal suédois Expressen.
« Dégoûtant, je ne me sens pas bien. »
Tomas Pettersson, commentateur sportif
Le commentateur va plus loin, s’interrogeant sur la légitimité de la participation de Diggins à la compétition sous le drapeau américain. Il rappelle un précédent article dans lequel il dénonçait ce qu’il appelait une « folie galopante » aux États-Unis, évoquant les tensions internationales et les actions controversées du gouvernement américain.
Lors des Championnats du monde de Trondheim, Pettersson avait déjà exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité de sanctions à l’encontre des skieurs américains, similaires à celles imposées aux athlètes russes. Il craignait alors que le comportement agressif de l’administration américaine puisse avoir des répercussions sur le monde sportif.
Pettersson souligne également les récentes actions de l’administration américaine, notamment ses tensions avec le Venezuela et son intérêt pour le Groenland, qu’il juge « absolument dégoûtants » et « terrifiants ». Il s’interroge sur les limites de la réaction du monde sportif face à ces événements.
« Quand est la limite à laquelle le monde du sport doit réagir ? »
Tomas Pettersson, commentateur sportif
Interrogé sur cette polémique, Bruno Sassi, responsable de la communication de la Fédération Internationale de Ski (FIS), a déclaré comprendre la question soulevée par Pettersson. Il a toutefois souligné que des sanctions ne seraient envisagées que si la situation aux États-Unis atteignait un niveau de gravité comparable à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
« Je comprends la question. Et la réponse simple est que si le monde extérieur réagit aussi fortement à ce que font aujourd’hui les États-Unis que lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, alors cela finira par devenir une question pour nous aussi, mais nous sommes loin d’en être là. »
Bruno Sassi, responsable de la communication de la FIS
Malgré cette réponse, Pettersson reste ferme dans sa position : « Pour le moment, le drapeau américain n’est pas quelque chose que je veux voir de près », a-t-il conclu.
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