Publié le 16 janvier 2024 16:42:00. Le projet de réforme des programmes scolaires à Berlin, qui prévoyait de rendre facultative l’étude de l’histoire de la RDA au lycée, a été abandonné suite à une vive contestation. La sénatrice à l’Éducation a finalement cédé face aux critiques.
- L’histoire de la RDA restera une matière obligatoire pendant les deux premiers semestres du lycée à Berlin.
- La décision fait suite à une lettre ouverte de la Fondation fédérale pour la réconciliation avec la dictature du SED et de l’association des professeurs d’histoire.
- Les associations de victimes de la RDA avaient également exprimé leur opposition à cette réforme.
La sénatrice berlinoise à l’Éducation, Katharina Günther-Wünsch (CDU), a finalement renoncé à son projet de supprimer l’obligation d’enseigner l’histoire de la République démocraine allemande (RDA) dans les lycées de la capitale. Cette volte-face intervient après une vague de critiques provenant du monde éducatif et des associations de victimes du régime communiste.
Selon un article paru vendredi dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, la sénatrice s’est engagée, suite à des discussions avec les représentants de l’association régionale des professeurs d’histoire, à maintenir l’étude de l’histoire du national-socialisme et de la RDA comme des matières obligatoires durant les deux premiers semestres du lycée.
La présidente du Land de Berlin de l’association des professeurs d’histoire, Lea Honoré, s’est félicitée de cette décision.
« Nous saluons vivement la décision selon laquelle l’histoire de la division allemande de la RDA et de son dépassement reste obligatoire pour les diplômés des écoles secondaires berlinoises. »
Lea Honoré, présidente du Land de Berlin de l’association des professeurs d’histoire
Elle souligne l’importance de maintenir cette histoire pertinente pour les examens à Berlin.
Les associations de victimes de la RDA avaient également exprimé leur vive opposition à cette réforme. Dieter Dombrowski, président de l’Union des associations de victimes de la tyrannie communiste, avait déclaré qu’il lui semblait incompréhensible que le Sénat de Berlin envisage de reléguer l’histoire de la division allemande au rang de matière facultative.
L’Union des associations de victimes avait souligné que l’étude de la division de l’Allemagne, de la dictature du SED et des conséquences de la tyrannie communiste est un élément essentiel de l’éducation historico-politique.
« La rétrogradation de cette question envoie un signal dévastateur – en particulier aux jeunes, dont la conscience historique est la base d’une position démocratique consolidée. »
Union des associations de victimes de la tyrannie communiste
Cette décision intervient après une période de débat intense sur l’importance de la mémoire historique et la nécessité de transmettre aux jeunes générations une connaissance approfondie du passé allemand. Une analyse du journal Welt soulignait notamment l’importance de ne pas oublier les causes et les conséquences de la création de la RDA.
dpa/nw
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