Home Des sportsDans la déroute du NLDS Game 1, les brasseurs montrent comment ils sont devenus la meilleure équipe du baseball

Dans la déroute du NLDS Game 1, les brasseurs montrent comment ils sont devenus la meilleure équipe du baseball

by Camille Renault

Publié le 5 octobre 2025 à 00h05. Les Brewers de Milwaukee ont lancé leur série de division de la Ligue nationale avec une victoire convaincante face aux Cubs de Chicago, s’appuyant sur une combinaison de jeu agressif, d’erreurs adverses et d’une culture d’équipe axée sur la pression constante.

  • Milwaukee a remporté le match 1 de la série de division 9 à 3, grâce à une première manche explosive de six points.
  • L’équipe des Brewers a mené la ligue en nombre d’erreurs forcées sur ses adversaires en 2025.
  • Une blessure aux ischio-jambiers de Jackson Chourio suscite des inquiétudes, mais l’équipe mise sur sa profondeur pour maintenir son élan.

Les Brewers de Milwaukee ont envoyé un message clair aux Cubs de Chicago et à l’ensemble de la Ligue nationale : ils ne comptent pas sur la puissance brute pour gagner, mais sur une approche implacable qui met ses adversaires mal à l’aise. La victoire 9 à 3 de samedi, qui a ouvert la série de division, a été marquée par une première manche de six points, alimentée par des coups sûrs, des buts sur balles et une erreur cruciale des Cubs.

L’action décisive s’est produite lorsque le deuxième but des Cubs, Nico Hoerner, a commis une erreur sur une balle au sol frappée par William Contreras, permettant aux Brewers de prolonger leur attaque initiale. Cette erreur, bien que simple en apparence, illustre la stratégie des Brewers : exercer une pression constante sur la défense adverse.

« C’est simplement notre jeu », a déclaré Christian Yelich, pilier des Brewers.

Christian Yelich, joueur des Brewers

Les Brewers, qui ont terminé la saison régulière avec le meilleur dossier de la ligue, ne sont pas une équipe qui se repose sur les circuits. Ils excellent dans l’art de mettre la balle en jeu, de forcer les erreurs et de capitaliser sur les faiblesses de leurs adversaires. Cette approche, qualifiée de « mentalité de pic » par le manager Pat Murphy, est le fruit d’une culture d’équipe soigneusement cultivée.

Le directeur général Matt Arnold explique : « Il insiste toujours sur le fait qu’il veut que l’autre équipe nous ressente. Je pense que notre façon de jouer, la pression que nous appliquons, finit par submerger l’opposition, à bien des égards. »

Cette saison, les Brewers ont démontré leur capacité à déstabiliser leurs adversaires. Ils ont provoqué une réaction visible de Francisco Lindor, arrêt-court des Mets de New York, après une erreur, et ont même fait sortir de ses gonds la légende des Dodgers de Los Angeles, Clayton Kershaw, en raison d’un jeu lent en champ extérieur. Ils ont également réussi à faire expulser le manager des Phillies de Philadelphie, Rob Thomson, suite à une contestation concernant un « balk ».

Même les Cubs, réputés pour leur solide défense, n’ont pas été épargnés. Le manager des Cubs, Craig Counsell, ancien entraîneur des Brewers, a reconnu l’efficacité de l’attaque des Brewers en première manche.

« Ils ont fait du bon travail en première manche, c’est certain. Ils ont eu de très bons coups de bâts », a admis Counsell.

Craig Counsell, manager des Cubs

La seule ombre au tableau pour les Brewers a été la blessure de Jackson Chourio, jeune prodige de 21 ans, qui a dû quitter le match après avoir ressenti une douleur à l’arrière de la cuisse droite en courant vers le premier but. Des examens supplémentaires sont prévus avant le prochain match de la série lundi. Plus d’informations sur la blessure de Chourio sont disponibles ici.

Chourio, malgré son jeune âge, est un élément clé de l’équipe. Sa capacité à frapper et à courir sur les bases est essentielle à la réussite des Brewers. Cependant, l’équipe a prouvé qu’elle pouvait gagner même en son absence, grâce à la profondeur de son effectif.

Les Brewers ont remporté 97 matchs en 2025 en s’appuyant sur un ensemble de joueurs qui se concentrent sur les détails, qui courent dur sur les bases et qui sont prêts à faire les petits jeux qui font la différence. Cette culture, héritée de l’ère David Stearns, est maintenant incarnée par le manager Pat Murphy et le vétéran Christian Yelich.

La série contre les Cubs offre aux Brewers l’occasion de présenter leur style de jeu unique à un public national. Ils ont prouvé qu’ils pouvaient gagner en jouant un baseball intelligent et agressif, et ils sont déterminés à poursuivre leur parcours vers les séries éliminatoires.

Les Brewers ont mis les plans de Counsell à l’épreuve dès le début, illustrant le type de baseball qui déconcerte leurs adversaires. (Michael Reaves / Getty Images)

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