Home Santé«Dans l’ancienne unité de soins intensifs de Castello, la nuit, il n’y avait qu’une seule infirmière et une infirmière partagée : une situation inadéquate»

«Dans l’ancienne unité de soins intensifs de Castello, la nuit, il n’y avait qu’une seule infirmière et une infirmière partagée : une situation inadéquate»

by Sophie Martin

Publié le 13 octobre 2025 14:51:00. Les syndicats Fp Cgil et Fpl de l’Uil s’inquiètent d’une réorganisation récente dans les établissements de santé de la région, dénonçant une potentielle dégradation de la qualité des soins et des conditions de travail du personnel soignant.

  • Les syndicats pointent du doigt une réduction des effectifs, notamment en pneumologie, et une organisation du travail jugée dangereuse pour les patients.
  • L’unité de Castelsangiovanni est particulièrement concernée, avec une seule infirmière prévue pour assurer la surveillance nocturne.
  • Des problèmes persistants liés aux conditions de restauration du personnel sont également soulevés.

Suite aux signalements de nombreux employés, les organisations syndicales Fp Cgil et Fpl de l’Uil ont demandé des explications à l’Autorité sanitaire concernant la réorganisation en cours dans plusieurs unités opérationnelles. Cette restructuration s’accompagne de transferts de personnel vers d’autres sites, une décision que les syndicats jugent légitime sur le plan réglementaire, mais aux conséquences potentiellement graves.

« Un choix qui, bien que légitime d’un point de vue réglementaire, estime les syndicats, a un impact profond sur la vie personnelle et familiale des salariés et risque de compromettre la continuité et la qualité des soins aux patients », soulignent-ils dans un communiqué.

Les syndicats mettent en garde contre une érosion progressive des services de santé et de la capacité à répondre aux besoins de la population. Le cas des infirmières en pneumologie est cité en exemple, avec une réduction du nombre de lits constatée dès le début de la saison hivernale. « Le personnel est la première sentinelle de la réduction progressive des services de santé et de la capacité à répondre aux besoins de santé des citoyens. Cette réduction silencieuse et continue du service public de santé ne peut rester en dehors du débat public », affirment-ils.

L’unité de Castelsangiovanni suscite une inquiétude particulière. La nouvelle organisation prévoit la présence d’une seule infirmière la nuit dans l’ancienne unité de soins intensifs (Pacu), assistée par un agent de service hospitalier (ASH) « partagé » avec le service de Réadaptation Cardiaque, où une seule infirmière est également en charge de huit patients. Les syndicats estiment que ces patients, nécessitant une surveillance constante, une gestion des drains, des perfusions et une assistance continue, ne peuvent être considérés comme présentant une « charge de soins moyenne/faible », comme semble le suggérer l’Autorité sanitaire locale dans sa démarche de « rationalisation ».

« Gérer des situations cliniques complexes, des urgences ou même de simples aggravations de ces conditions signifie mettre en danger la rapidité des interventions et la sécurité des patients », alertent-ils. « La présence d’une seule infirmière par service – surtout la nuit – ne nous permet pas de garantir une assistance sûre, continue et appropriée, comme l’exigent les normes professionnelles et les bonnes pratiques cliniques. Il s’agit d’une condition objectivement inadéquate, qui expose les travailleurs à une charge insoutenable et compromet la sécurité des soins. »

Au-delà des questions liées à l’organisation des soins, les syndicats dénoncent également des problèmes persistants concernant les conditions de restauration du personnel. « L’entreprise affirme n’avoir reçu aucun signalement relatif à la cantine. Rappelons plutôt que nous signalons depuis des années des problèmes critiques : la cantine de la garnison est inadéquate, le bar n’a pas encore été rouvert malgré l’annonce datant de plus de deux ans et, dans les garnisons de Fiorenzuola et de Bobbio, le repas n’est pas toujours garanti pendant les vacances ou à la fin du service. C’est aussi une question de dignité et de bien-être au travail, qui se répercute sur la qualité du service et sur la performance globale des services. »

« Nous demandons une intervention immédiate et décisive pour garantir la sécurité des patients et protéger les travailleurs. Nous sommes prêts », concluent les syndicats, « à entreprendre d’autres initiatives pour protéger le personnel et la qualité des services offerts aux citoyens. »

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