Publié le 9 décembre 2025 17:26:00. Plusieurs clubs de football européens sont sous pression pour se conformer aux nouvelles réglementations de l’UEFA concernant la propriété multi-clubs avant le 1er mars, sous peine de sanctions potentielles la saison prochaine.
- Crystal Palace estime que certains clubs ont bénéficié d’un traitement de faveur pour se conformer aux règles.
- L’UEFA a communiqué cette semaine pour clarifier les exigences et combler les éventuelles lacunes réglementaires.
- Des clubs comme Manchester United et Nice, liés par une même structure de propriété, pourraient être concernés.
Crystal Palace a soulevé des questions sur l’équité du traitement réservé aux différents clubs en matière de conformité aux règles de l’UEFA concernant la propriété multi-clubs. Le club londonien affirme que certains concurrents ont bénéficié de délais supplémentaires ou d’un traitement préférentiel pour adapter leur structure de propriété en vue de participer aux compétitions européennes après le 1er mars.
L’UEFA a introduit ces réglementations pour éviter les conflits d’intérêts potentiels et garantir l’intégrité des compétitions européennes, notamment la Ligue des Champions et la Ligue Europa. Les règles visent à empêcher qu’un seul propriétaire ou groupe d’investisseurs ait une influence excessive sur plusieurs clubs participant aux mêmes tournois.
Palace a cité en exemple Nottingham Forest, dont le propriétaire, Evangelos Marinakis, aurait réduit son contrôle sur le club en préparation de sa qualification pour la Ligue des Champions, ainsi que pour l’Olympiakos. Un cas similaire a été évoqué concernant Chelsea, dont la société propriétaire, BlueCo, aurait émis des millions de nouvelles actions au profit de Strasbourg, anticipant une éventuelle confrontation entre les deux clubs dans les compétitions européennes.
Selon Crystal Palace, ces actions démontrent que certains clubs ont bénéficié d’une certaine flexibilité de la part de l’UEFA pour se mettre en conformité. Cependant, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rejeté cet argument, estimant qu’aucune disposition des règlements de l’UEFA n’autorisait un tel traitement différencié.
Il est important de noter que cette question n’a pas été tranchée devant les tribunaux, car les clubs concernés ne se sont pas retrouvés en situation de conflit direct dans les compétitions européennes. Une telle situation aurait permis un examen plus approfondi des réglementations.
La communication récente de l’UEFA aux clubs prend donc une importance particulière, car elle semble lever toute ambiguïté concernant les exigences à respecter avant le 1er mars. Les clubs impliqués dans des structures de propriété multi-clubs et susceptibles de participer aux compétitions européennes sont donc appelés à prendre les mesures nécessaires pour se conformer aux nouvelles règles. À défaut, l’UEFA pourrait intervenir à nouveau l’été prochain.
Des clubs comme Manchester United et Nice, qui partagent une même structure de propriété, pourraient être particulièrement concernés par ces nouvelles exigences. L’UEFA surveillera de près leur situation pour s’assurer qu’ils respectent les règles en vigueur.
