Home DivertissementDécision ultérieure alors que les procureurs tentent de rétablir les accusations de terrorisme contre un membre de Kneecap

Décision ultérieure alors que les procureurs tentent de rétablir les accusations de terrorisme contre un membre de Kneecap

by Antoine Girard

Publié le 14 janvier 2024 17h36. La justice britannique examine une nouvelle fois la validité d’une accusation de terrorisme portée contre un membre du groupe de rap irlandais Kneecap, après un rejet initial de l’affaire lié à des irrégularités procédurales. Le rappeur estime que ces poursuites visent à détourner l’attention de la situation à Gaza.

  • Les procureurs tentent de rétablir l’accusation de terrorisme initialement rejetée.
  • Kneecap dénonce une tentative de diversion par rapport au conflit israélo-palestinien.
  • L’affaire porte sur l’affichage d’un drapeau du Hezbollah lors d’un concert à Londres.

La Haute Cour de Londres a été le théâtre, ce mercredi, d’une nouvelle étape dans l’affaire opposant le rappeur Liam Óg Ó hAnnaidh, alias Mo Chara, à la justice britannique. Les procureurs cherchent à faire valoir une accusation de terrorisme initialement écartée en septembre dernier. Cette accusation fait suite à l’incident survenu en novembre 2023 lors d’un concert à Londres, où un drapeau de la milice libanaise du Hezbollah, organisation considérée comme terroriste par plusieurs pays, a été brandi sur scène.

Le tribunal initial avait rejeté l’accusation en raison de deux irrégularités : l’absence d’autorisation préalable du directeur des poursuites pénales et du procureur général, et le dépassement du délai légal de six mois pour engager des poursuites. Mercredi, l’avocat du ministère public, Paul Jarvis, a plaidé que l’autorisation n’était requise que lors de la première comparution de l’accusé, ouvrant ainsi la voie à la poursuite de l’affaire.

Kneecap, connu pour ses textes engagés et son soutien à la cause palestinienne, dénonce une manœuvre visant à minimiser l’attention portée à ce qu’ils qualifient de complicité britannique dans les événements qui se déroulent à Gaza. Le groupe affirme que l’accusation est une tentative de détourner le regard de la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où Israël mène actuellement une offensive militaire. Israël rejette fermement les accusations de génocide.

Lors de l’audience, le juge Edis, assisté du juge Linden, a déclaré qu’il avait été « évidemment donné matière à réflexion » et qu’il rendrait sa décision sous forme numérique, sans nouvelle audience publique. Il a ajouté que les conséquences de cette décision seraient « assez claires » et qu’une nouvelle audience ne serait probablement pas nécessaire.

JJ Ó Dochartaigh, également membre du groupe sous le nom de DJ Próvaí, était présent à l’audience, mais Liam Óg Ó hAnnaidh n’était pas tenu d’y assister et était absent. L’affaire intervient alors que Kneecap a récemment été interdit de Hongrie et du Canada, et a dû annuler une tournée aux États-Unis en raison de conflits d’échéances avec les procédures judiciaires.

En juin dernier, lors de leur prestation au Festival de Glastonbury en Angleterre, Ó hAnnaidh avait accusé Israël de commettre des crimes de guerre. Le groupe avait également affiché des messages pro-palestiniens lors de leur performance au Festival de Coachella en Californie en avril.

En mai, Ó hAnnaidh avait été accusé d’avoir brandi le drapeau du Hezbollah d’une manière susceptible d’éveiller des soupçons raisonnables quant à son soutien au groupe interdit, après avoir été filmé sur scène en scandant « Debout le Hamas, debout le Hezbollah ». Kneecap a toujours nié tout soutien au Hamas ou au Hezbollah, affirmant que le drapeau avait été lancé sur scène par un spectateur.

You may also like

Leave a Comment