Publié le 1er octobre 2025 à 14h23. De troublants messages échangés par un gourou autoproclamé de Delhi avec des étudiantes, incluant des avances sexuelles, ont été révélés alors qu’une enquête pour agression sexuelle est en cours. L’homme a été placé en détention provisoire par un tribunal de Delhi.
- Des captures d’écran de conversations WhatsApp révèlent des propos à caractère sexuel et des demandes explicites de la part de Chaitanyananda Saraswati.
- La police a découvert que l’accusé prenait des photos secrètes des étudiantes et du personnel, et utilisait une application de surveillance.
- Trois collaboratrices de Saraswati, dont une ancienne directrice de l’institut, sont également soupçonnées d’avoir intimidé des victimes et effacé des preuves.
L’affaire secoue un institut de gestion de Delhi après l’arrestation de Chaitanyananda Saraswati, un gourou autoproclamé, accusé de harcèlement et d’agression sexuelle sur au moins 17 étudiantes. Placé en détention provisoire de cinq jours dimanche par un tribunal de la capitale indienne, l’homme fait l’objet d’une enquête approfondie.
Des captures d’écran de conversations WhatsApp, obtenues par les enquêteurs, révèlent des échanges troublants. Dans l’un d’eux, Saraswati s’adresse à une jeune femme en l’appelant sa « bien-aimée poupée ».
« Bonsoir, ma petite fille la plus aimée »
Chaitanyananda Saraswati (prétendu message WhatsApp)
Dans une autre conversation, il lui demande directement si elle coucherait avec lui. Lorsqu’elle lui annonce qu’elle va se coucher, il répond :
« Ne coucherez-vous pas avec moi ? »
Chaitanyananda Saraswati (prétendu message WhatsApp)
Les messages révèlent également des allusions à la recherche d’une partenaire sexuelle pour un « Sheikh de Dubaï ». Selon des sources proches de l’enquête, ces échanges pourraient éclairer le comportement de Saraswati envers les plaignantes.
La police a mené des perquisitions dans l’établissement de Saraswati et a découvert qu’il avait secrètement pris des photos des étudiantes et du personnel. Elle a également mis au jour l’utilisation d’une application de surveillance vidéo. L’enquête a également conduit à l’arrestation de trois femmes, collaboratrices de Saraswati, accusées d’avoir menacé les victimes et de les avoir contraintes à supprimer des messages compromettants. L’une d’entre elles était directrice de l’institut, les deux autres agissaient comme gardiennes.
Selon la police, le téléphone de l’accusé contenait également des photos volées et des captures d’écran de photos de femmes. Saraswati, arrêté dimanche dans l’Uttar Pradesh après plusieurs jours de fuite, est accusé de ne pas coopérer avec les enquêteurs et d’avoir tenté de les induire en erreur à plusieurs reprises.
L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue des agissements de Chaitanyananda Saraswati et identifier d’éventuelles autres victimes.
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