Publié le 31 octobre 2025 19:12:00. L’enquête sur le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre à Paris a connu un rebondissement inattendu : une société de sécurité israélienne affirme avoir reçu une offre de vente des œuvres volées via le dark web, une opportunité qui n’a finalement pas pu être exploitée. Sept suspects ont été interpellés dans cette affaire.
- Sept personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur le vol de bijoux d’une valeur de 88 millions d’euros au Louvre.
- Une société de sécurité israélienne, CGI Group, a été contactée par des individus se présentant comme les voleurs, proposant de vendre le butin sur le dark web.
- Les autorités françaises n’ont pu récupérer aucune des pièces volées à ce jour, malgré la diffusion d’une notice Interpol.
L’affaire du cambriolage du Louvre prend une tournure surprenante. Zvika Nave, directrice de CGI Group, a révélé que sa société a été contactée cinq jours après le vol. Des individus prétendant représenter les auteurs du cambriolage ont pris contact via le site officiel de CGI, proposant de négocier la vente des œuvres d’art dérobées sur le dark web. Ils ont accordé un délai de 24 heures pour obtenir une réponse.
« Quelqu’un prétendant représenter les voleurs nous a contactés via le site officiel du groupe CGI. Ils nous ont demandé si nous pouvions négocier l’achat des œuvres d’art volées via le dark web et ont souligné que nous avions 24 heures pour répondre. »
Zvika Nave, directrice de CGI Group
CGI Group, spécialisée dans la sécurité et la protection des infrastructures critiques, a immédiatement alerté les autorités parisiennes. L’entreprise souhaitait saisir cette opportunité pour arrêter les voleurs et récupérer le butin. Selon Zvika Nave, des « retards bureaucratiques » ont malheureusement empêché la concrétisation de cette opération.
« Je pense que nous avons raté une opportunité ici », a regretté Mme Nave. CGI Group a déjà démontré son expertise dans la résolution de vols d’art à grande échelle, notamment en Allemagne en 2019, où elle a contribué à retrouver des bijoux volés au musée de Dresde, d’une valeur de 113 millions d’euros. L’entreprise a alors aidé à retracer les circuits de revente et à identifier les intermédiaires impliqués dans le blanchiment des pièces volées, renforçant ainsi sa réputation internationale.
L’entreprise, qui possède des bureaux à Zurich et Tel Aviv, intervient également dans la protection des ambassades, des institutions gouvernementales et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Parallèlement, l’enquête se poursuit et la procureure de Paris, Laure Beccuau, a indiqué que des réductions de peine pourraient être envisagées pour les auteurs du vol en échange de la restitution des bijoux. Cependant, les experts en art craignent que les voleurs ne soient membres d’un réseau organisé et que les bijoux soient démantelés, les pierres précieuses étant retirées et vendues séparément, tandis que l’or serait fondu, rendant ainsi leur récupération plus difficile.
Interpol a diffusé une notice contenant les photos de tous les bijoux volés aux forces de police du monde entier, mais à ce jour, aucune information n’a été reçue.
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