Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Des dizaines de manifestants prennent d’assaut le lieu de la COP30 au Brésil | Nouvelles du monde

Des affrontements ont éclaté ce vendredi à Belém, au Brésil, lors de la COP30, la conférence climatique des Nations Unies. Des manifestants ont forcé l'entrée du site et se sont heurtés aux forces de sécurité, réclamant une plus…

Des dizaines de manifestants prennent d’assaut le lieu de la COP30 au Brésil | Nouvelles du monde

Des affrontements ont éclaté ce vendredi à Belém, au Brésil, lors de la COP30, la conférence climatique des Nations Unies. Des manifestants ont forcé l’entrée du site et se sont heurtés aux forces de sécurité, réclamant une plus grande prise en compte des droits des peuples autochtones et la protection de la forêt amazonienne.

Selon des témoins de Reuters, la foule, composée de plusieurs dizaines de personnes, a exigé l’accès au complexe où se tiennent les négociations. Certains manifestants brandissaient des drapeaux et des pancartes portant des slogans tels que « Notre terre n’est pas à vendre ». Un leader indigène de la communauté Tupinamba, située près du cours inférieur du fleuve Tapajos, a exprimé son mécontentement face au développement en cours en Amazonie.

Les agents de sécurité ont riposté pour contenir la manifestation, utilisant des tables pour barricader l’entrée. Des heurts ont eu lieu, faisant au moins deux blessés parmi les gardes. Un agent a été évacué en fauteuil roulant, se tenant le ventre, tandis qu’un autre présentait une coupure au-dessus de l’œil, causée, selon son témoignage, par un projectile lancé par les manifestants. La sécurité a confisqué plusieurs matraques.

Après une brève période de tension, les manifestants se sont dispersés. Les délégués présents ont été autorisés à quitter la salle de conférence, après avoir été invités à rester à l’intérieur le temps que la zone soit sécurisée. Un porte-parole de l’ONU a confirmé que deux agents de sécurité avaient été blessés lors des incidents.

La COP30, qui s’est ouverte le 10 novembre et se poursuivra jusqu’au 21 novembre, se déroule dans un contexte particulièrement sensible pour l’action climatique. Le choix de Belém, ville située à la périphérie de l’Amazonie, avait déjà suscité des controverses. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a souligné l’importance des communautés autochtones dans les négociations, et des dizaines de dirigeants indigènes sont arrivés en début de semaine par bateau pour participer aux discussions et revendiquer un rôle plus important dans la gestion des forêts.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.