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Santé

Des études associent un sommeil régulier à une longévité saine : quelles habitudes adopter pour bien dormir

Publié le 9 janvier 2024 à 03h05. Une nouvelle étude révèle que dormir sept heures par nuit et maintenir des horaires réguliers pourrait augmenter l'espérance de vie de près de quatre ans et réduire le risque de décès…

Des études associent un sommeil régulier à une longévité saine : quelles habitudes adopter pour bien dormir

Publié le 9 janvier 2024 à 03h05. Une nouvelle étude révèle que dormir sept heures par nuit et maintenir des horaires réguliers pourrait augmenter l’espérance de vie de près de quatre ans et réduire le risque de décès prématuré de 24%, soulignant l’importance cruciale du sommeil pour la santé globale.

  • Dormir sept heures par nuit, avec des horaires réguliers, réduit le risque de décès prématuré de 24%.
  • Le manque de sommeil chronique augmente le risque de maladies cardiaques, de diabète et de dépression.
  • La cohérence des horaires de sommeil est plus importante que la durée totale du sommeil.

Le sommeil, souvent sous-estimé, est un besoin fondamental pour l’être humain. Sa qualité influence non seulement la capacité de récupération de l’organisme, mais aussi le renforcement de ses défenses et le maintien de son équilibre physique et mental. Une récente analyse menée par la London School of Economics (LSE) sur plus de 47 millions de nuits de sommeil confirme cette importance, révélant un lien direct entre la durée et la régularité du sommeil et la longévité.

Selon cette étude, respecter une durée de repos de sept heures et maintenir des horaires de coucher constants réduit le risque de décès prématuré de 24%, avec la possibilité d’ajouter jusqu’à quatre années à l’espérance de vie. Pourtant, neuf personnes sur dix ne respectent pas ces habitudes saines, et un tiers des adultes atteignent à peine les sept heures de sommeil recommandées chaque nuit.

Les conséquences d’un mauvais sommeil affectent à la fois le corps et l’esprit. Les spécialistes de la LSE soulignent qu’une privation chronique augmente considérablement la probabilité de souffrir de maladies cardiaques, de diabète et de dépression. Même de courtes périodes de restriction de sommeil peuvent perturber le contrôle de la glycémie chez les personnes prédiabétiques. Les individus souffrant d’un manque de sommeil chronique présentent un risque accru de 7% d’hospitalisation.

La Faculté de médecine de Harvard ajoute que le déficit de sommeil entrave une récupération physique et mentale adéquate, limitant ainsi la performance quotidienne. Le sommeil est un processus actif et multiforme, composé de différentes phases, chacune ayant des fonctions spécifiques dans la récupération de l’organisme. Il est divisé en phases REM et non REM, cette dernière incluant les phases de sommeil léger et profond.

C’est durant le sommeil profond que le corps effectue des processus cruciaux tels que la réparation des tissus, la régénération de l’énergie cellulaire et le renforcement du système immunitaire. Un repos suffisant dans cette phase permet de se réveiller avec plus de vitalité et prépare le corps à mieux faire face aux infections.

Le sommeil paradoxal, quant à lui, est essentiel à la consolidation de la mémoire, à l’apprentissage et au fonctionnement mental. Les recherches de Harvard démontrent que ceux qui ne bénéficient pas de suffisamment de sommeil paradoxal, même s’ils dorment le même nombre d’heures, ne présentent pas d’améliorations cognitives ni de progrès dans l’apprentissage.

Les auteurs de l’étude identifient trois habitudes fondamentales pour améliorer le repos et la qualité de vie : une heure de coucher fixe, qui permet au corps d’établir un rythme naturel et équilibré ; la limitation de l’exposition aux écrans avant de se coucher, qui réduit la stimulation et favorise un sommeil profond ; et l’ajout d’une routine de relaxation avant le repos, qui contribue significativement à la qualité du sommeil.

Selon Katie Tryon, directrice exécutive ayant collaboré à la recherche,

« Pour la plupart des gens, le problème n’est pas une pathologie, mais la routine. Repenser le sommeil de cette manière change l’agenda : cela transforme le sommeil en un comportement qui peut être surveillé, encouragé et renforcé. »

L’un des facteurs de risque les plus importants est l’irrégularité des horaires de sommeil. Ceux qui modifient fréquemment leur heure de coucher courent des risques de santé nettement plus élevés. Ce modèle perturbe l’horloge biologique interne, responsable de la régulation des hormones, du métabolisme et des défenses immunitaires. Ce phénomène, appelé « décalage horaire social », déséquilibre le système biologique, surchargeant ainsi le cœur, le métabolisme et le cerveau. Considérer le sommeil comme un comportement contrôlable peut entraîner une incidence moindre des maladies et une meilleure qualité de vie à long terme.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.