Publié le 18 décembre 2025 à 19h19. Les fans des Grateful Dead se mobilisent pour soutenir financièrement d’anciens membres du groupe et leur entourage, confrontés à de lourds frais médicaux, tandis que le débat sur l’accès aux soins de santé aux États-Unis s’intensifie.
- Tom Constanten, ancien claviériste des Grateful Dead, bénéficie d’une collecte de fonds pour couvrir ses traitements contre un cancer du poumon.
- Candace Brightman, ancienne responsable des éclairages du groupe, a dépassé son objectif de financement pour faire face à des problèmes de santé et financiers.
- D’autres figures liées aux Grateful Dead, comme Betty Cantor-Jackson, Kidd Candelario et Harry Popick, reçoivent également le soutien financier de la communauté des fans.
L’élan de solidarité envers Tom Constanten, 81 ans, a été révélé par le San Francisco Chronicle. L’ancien claviériste, qui a joué avec les Grateful Dead entre 1968 et 1969, subit des séances de radiothérapie qu’il décrit comme « assez intenses ». Il a confié au journal :
« Chaque séance me terrasse pendant des jours, même si jusqu’à présent, ce n’est qu’un seul symptôme. »
Tom Constanten, ancien claviériste des Grateful Dead
Une campagne de financement participatif, lancée sur GoFundMe, a presque atteint son objectif de 70 000 $.
Mais Tom Constanten n’est pas le seul à bénéficier de la générosité des « Deadheads », le nom donné aux fans dévoués du groupe. Candace Brightman, qui a dirigé l’éclairage des concerts des Grateful Dead de 1972 à 1995, a vu sa collecte de fonds dépasser les 75 000 $ pour l’aider à surmonter des difficultés financières et médicales, notamment une perte de vision. Betty Cantor-Jackson, productrice et ingénieure du son du groupe, le roadie Kidd Candelario et l’ancien ingénieur du son Harry Popick ont également reçu un soutien financier significatif.
Fondé dans la région de la baie de San Francisco en 1965, les Grateful Dead sont devenus l’un des groupes de rock les plus emblématiques au monde, intronisés au Rock & Roll Hall of Fame en 1994. Leur communauté de fans, les Deadheads, a développé une véritable sous-culture, suivant parfois le groupe à travers le monde. David Gans, musicien et animateur de l’émission de radio « The Grateful Dead Hour », co-auteur du livre « Playing in the Band: An Oral and Visual Portrait of the Grateful Dead », décrit cette communauté comme :
« Nous sommes entourés d’une culture qui donne l’impression que nous vivons ensemble dans une maison toutes ces années. Nous le voyons comme une scène sociale familiale et communautaire. Mais les structures réelles sont différentes. Quelle est l’obligation ? »
David Gans, musicien et animateur de radio
Ces initiatives de soutien aux anciens membres du groupe interviennent dans un contexte de débat national sur l’accès aux soins de santé aux États-Unis. La dette médicale est une préoccupation croissante pour de nombreux Américains, exacerbée par la possible expiration des crédits d’impôt de l’Affordable Care Act (ACA), une loi visant à rendre l’assurance maladie plus abordable. Mercredi, les Républicains de la Chambre des représentants ont adopté leur propre projet de loi sur les soins de santé qui ne prévoit pas le maintien de ces subventions.