Le tribunal de première instance de Liège a ordonné, ce jeudi 11 juin 2026, la levée des piquets de grève devant le centre scolaire Sainte-Véronique. Saisie par cinq parents d’élèves, la justice interdit désormais tout blocage des accès jusqu’au 3 juillet, sous peine d’astreintes financières, afin de garantir la reprise des cours et des examens.
L’ordonnance judiciaire et le litige sur les astreintes
Le président du tribunal de première instance de Liège a tranché en faveur de cinq parents d’élèves qui contestaient le blocage de l’établissement. L’ordonnance, signifiée ce jeudi matin par des huissiers, impose la libération immédiate des accès pour les enseignants et les élèves. Cette mesure reste en vigueur jusqu’au 3 juillet prochain, date marquant la fin de l’année scolaire. L’objectif est clair : permettre la reprise normale des enseignements et, surtout, le bon déroulement des examens certificatifs. Cependant, une divergence apparaît entre les sources sur le montant des sanctions financières encourues en cas de nouveau blocage.| Source | Montant de l’astreinte |
|---|---|
| RTBF | 1 000 euros par infraction |
| RTL Info | 5 000 euros par personne et par manquement |
« Ce que l’on a obtenu, c’est une ordonnance du président du tribunal de première instance qui en réalité interdit aux personnes qui se trouvent devant l’établissement scolaire d’empêcher l’accès des enseignants et des élèves et cela sous astreinte de 1000 euros par infraction. Cette ordonnance court jusqu’au 3 juillet prochain, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année scolaire, de manière à permettre non seulement que les cours reprennent mais également que les examens, notamment certificatifs, puissent se dérouler normalement «
Maître Hervé Deckers, avocat des parents, via RTBFLes causes du blocage : le nouveau décret-programme

Restrictions strictes sur les modalités de manifestation
- Ralentir ou freiner l’entrée des élèves et du personnel.
- Utiliser du matériel scolaire, comme des chaises de l’école, pour bloquer les accès ou pour s’asseoir.
- Stationner leurs véhicules juste devant l’établissement.
L’impact sur le calendrier scolaire et les familles
La direction de Sainte-Véronique avait suspendu les cours jusqu’à vendredi dernier en raison des piquets de grève, demandant aux élèves et aux enseignants de ne pas se présenter. Cette décision a exacerbé la frustration des familles, comme en témoigne le « coup de gueule » de parents d’élèves relayé par la presse locale. L’intervention judiciaire vient donc lever un verrou critique à quelques semaines de la fin d’année. Si l’accès est désormais libre, la menace des huissiers plane jusqu’au 3 juillet. Maître Hervé Deckers a précisé que les huissiers interviendront autant de fois que nécessaire si des entraves sont constatées. Le dossier souligne une fracture profonde entre le corps enseignant, mobilisé contre un décret-programme, et une partie des parents d’élèves, pour qui le droit à l’éducation et la validation des examens priment sur la contestation syndicale. La suite du mouvement dépendra désormais de la capacité des enseignants à maintenir une visibilité médiatique sans enfreindre les strictes consignes du tribunal de première instance.Find more reporting in our Nouvelles section.
