Publié le 16 janvier 2024 22:00:00. L’Ouganda est plongé dans une crise politique après des élections contestées, marquées par des accusations de fraude et la disparition du principal leader de l’opposition, Bobi Wine. Des coupures d’internet généralisées entravent la communication et alimentent les tensions.
- Bobi Wine, chef de l’opposition, a été emmené de force par l’armée dans un lieu inconnu, selon son parti, le Parti de l’unité nationale (NUP).
- Les résultats préliminaires des élections donnent le président sortant Yoweri Museveni vainqueur avec 74 pour cent des voix, mais ces chiffres sont contestés par l’opposition.
- L’accès à internet a été coupé dans tout le pays depuis jeudi soir et reste interrompu, limitant la diffusion d’informations.
L’Ouganda est en état d’alerte après une élection présidentielle entachée de controverses. Bobi Wine, figure de proue de l’opposition, a disparu dans des circonstances troublantes. Son parti, le Parti de l’unité nationale (NUP), a annoncé sur X (anciennement Twitter) qu’un hélicoptère militaire avait atterri sur sa propriété et l’avait emmené de force. Aucun commentaire n’a été émis par le gouvernement ou l’armée concernant cette arrestation présumée.
Ces événements interviennent après une journée électorale marquée par des accusations de fraude de la part de Bobi Wine. Il affirme que le gouvernement a manipulé les résultats et que plusieurs de ses collaborateurs ont été arrêtés. Selon les premiers sondages, le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 40 ans, est largement en tête avec 74 pour cent des voix.
La situation sur le terrain est tendue. Un correspondant de Sky News décrit de vastes manifestations de partisans de l’opposition confrontés aux forces de l’ordre dans les rues de Kampala, la capitale ougandaise.
La coupure d’internet, signalée par des observateurs tels que Netblocks et Cloudflare, selon NRK, complique la vérification des informations et alimente l’inquiétude. Cette interruption de la connectivité survient après des accusations de manipulation des résultats et de répression de l’opposition. Yoweri Museveni a souvent été critiqué par les organisations de défense des droits de l’homme pour sa gestion autoritaire et sa répression des voix dissidentes.
Selon RD, le parti de Bobi Wine a fait état de son arrestation sur les réseaux sociaux.
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