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Deux jeunes femmes condamnées à 10 ans de prison pour avoir imprimé une flanelle sont libérées

Publié le 18 janvier 2026 08h50. Deux jeunes entrepreneures vénézuéliennes, emprisonnées pour avoir imprimé un textile satirique à l'encontre de l'ancien président Hugo Chávez, ont été libérées de prison à Mérida, dans le cadre d'une série de gestes…

Deux jeunes femmes condamnées à 10 ans de prison pour avoir imprimé une flanelle sont libérées

Publié le 18 janvier 2026 08h50. Deux jeunes entrepreneures vénézuéliennes, emprisonnées pour avoir imprimé un textile satirique à l’encontre de l’ancien président Hugo Chávez, ont été libérées de prison à Mérida, dans le cadre d’une série de gestes de clémence du gouvernement.

  • Genesis Gabriela Pabón Paredes, 27 ans, et Rocío del Mar Rodríguez, 24 ans, ont été condamnées à dix ans de prison.
  • La Cour d’appel de l’État de Mérida a annulé la condamnation en raison de vices de procédure.
  • Plus de 400 personnes liées à des crimes d’ordre constitutionnel et de violence ont été libérées depuis décembre, selon le gouvernement.

La libération de Genesis Pabón et Rocío Rodríguez, intervenue le 16 janvier, marque un tournant dans cette affaire qui avait suscité l’indignation des organisations de défense des droits humains. Les deux femmes avaient été arrêtées en août 2024 après avoir reçu une commande via WhatsApp pour imprimer un t-shirt représentant la chute d’une statue de Hugo Chávez, un événement survenu lors des manifestations post-électorales de 2024. Initialement accusées de terrorisme, de trahison et d’incitation à la haine, elles avaient été condamnées en juillet 2025, une sentence confirmée en septembre suivant.

Selon l’ancien procureur Zair Mundaray, la Cour d’appel a annulé la condamnation en raison d’irrégularités dans la procédure. Il a précisé que les autorités avaient tendu un piège aux jeunes femmes en se faisant passer pour des clients.

« Ce sont les mêmes autorités qui ont ordonné l’impression du textile qui les ont ensuite arrêtées. »

Zair Mundaray, ancien procureur

M. Mundaray a également révélé que plusieurs responsables impliqués dans cette affaire font l’objet de poursuites pour extorsion dans l’État de Mérida.

Cette libération s’inscrit dans un contexte de rapprochement entre le gouvernement vénézuélien et les États-Unis. La vice-présidente Delcy Rodríguez a annoncé que plus de 400 personnes impliquées dans des affaires liées à l’ordre constitutionnel et à la violence avaient été libérées depuis décembre. Les proches des deux jeunes femmes et les organisations sociales ont salué cette décision, tout en exprimant leur inquiétude quant à la possibilité de nouvelles accusations. Pour ces organisations, cette affaire illustre la manière dont le système judiciaire vénézuélien peut criminaliser des actes de protestation qui seraient considérés comme légitimes dans un pays démocratique.

L’affaire Pabón et Rodríguez a été largement dénoncée par des organisations de défense des droits humains, telles que Un Mundo Sin Mordaza, qui ont dénoncé une atteinte à la liberté d’expression.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.