Mis à jour le mardi 6 janvier à 00h11. Dix personnes ont été condamnées à Paris pour avoir harcelé en ligne Brigitte Macron, la Première dame de France, en diffusant de fausses allégations à son sujet.
Un tribunal parisien a reconnu coupables huit hommes et deux femmes d’avoir tenu des propos malveillants concernant l’identité et la vie privée de Brigitte Macron. Certains ont même comparé la différence d’âge avec son mari, le président Emmanuel Macron, à de la pédophilie.
Les accusations portaient notamment sur la diffusion de fausses informations selon lesquelles la Première dame serait née homme, affirmant qu’elle aurait été enregistrée à la naissance sous le nom de Jean-Michel Trogneux – le nom du frère aîné de Brigitte Macron. Ces mensonges, qui circulent depuis des années, ont récemment poussé le couple présidentiel à engager des poursuites judiciaires.
Les peines prononcées varient. L’un des accusés a été condamné à six mois d’emprisonnement sans sursis, tandis que d’autres ont écopé de peines de prison avec sursis allant jusqu’à huit mois. Des amendes et l’obligation de suivre des cours sur la cyberintimidation ont également été prononcées. Cinq personnes ont été bannies de la plateforme de médias sociaux où elles avaient publié les messages diffamatoires.
Lors du procès, certains accusés ont tenté de se justifier en affirmant que leurs propos étaient de la satire, une argumentation rejetée par le tribunal.
« C’est terrible. C’est dégoûtant »,
Bertrand Scholler, 55 ans, condamné
Bertrand Scholler, condamné à six mois de prison avec sursis, a déclaré son intention de faire appel de la décision.
Brigitte Macron a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le cyberharcèlement lors d’une interview télévisée dimanche soir.
« Je veux aider les jeunes à lutter contre le harcèlement, et si je ne donne pas l’exemple, ce sera difficile »,
Brigitte Macron, Première dame
