Publié le 31 octobre 2025 19:07:00. L’Association des entrepreneurs bulgares tire la sonnette d’alarme sur la santé financière de l’État, dénonçant un système où une minorité de travailleurs du secteur privé supporte l’ensemble des dépenses publiques et où la politique budgétaire favorise la distribution de fonds plutôt que la création de richesse.
- Seulement 2,2 millions de travailleurs du secteur privé financent l’ensemble de l’État bulgare.
- Dobromir Ivanov critique une politique budgétaire qu’il juge redistributive, « prenant aux travailleurs pour donner aux autres ».
- Un secteur gris important, notamment dans les services, échappe à la fiscalité et à la protection sociale.
Selon Dobromir Ivanov, directeur exécutif de l’Association des entrepreneurs bulgares, la situation financière de la Bulgarie est préoccupante. Il estime que seuls 2,2 millions de travailleurs du secteur privé assurent le financement de l’ensemble de l’État. Lors de son intervention dans l’émission « The Day Live » sur NOVA, il a dénoncé une politique budgétaire qu’il considère comme fondamentalement injuste.
« Nous assistons à une prise aux travailleurs pour donner aux autres – à l’administration. »
Dobromir Ivanov, directeur exécutif de l’Association des entrepreneurs bulgares
Ivanov a également pointé du doigt une culture électorale qu’il juge corrompue, où les électeurs sont constamment sollicités par des promesses d’argent. Il déplore l’absence de budgets réellement équilibrés, soulignant que l’État fonctionne systématiquement en déficit.
L’homme d’affaires a qualifié de « téméraire » le recours aux emprunts et a accusé les politiciens d’acheter les voix futures en distribuant des fonds dans le secteur public. Il a insisté sur la nécessité pour chaque acteur politique d’assumer ses responsabilités, plutôt que de se défausser sur les précédents.
« Chaque homme politique ne doit pas se justifier par rapport aux précédents. »
Dobromir Ivanov, directeur exécutif de l’Association des entrepreneurs bulgares
Un autre point de préoccupation soulevé par Ivanov concerne l’ampleur du secteur gris, en particulier dans le domaine des services. Il estime qu’un million d’artisans travaillent au salaire minimum sans bénéficier d’une véritable couverture sociale, percevant leur rémunération « en main propre ». À l’inverse, ceux qui opèrent « dans la légalité » sont, selon lui, « protégés par l’État ».
Pour remédier à cette situation, le directeur exécutif de l’Association bulgare des entrepreneurs propose une réorganisation de l’administration publique, avec une intégration d’une partie de ses effectifs dans le secteur privé. Cette mesure, selon lui, permettrait une répartition plus efficace de la main-d’œuvre et des ressources à l’échelle nationale.