La légendaire chanteuse américaine Dolly Parton est décédée à l’âge de 80 ans, le mardi 25 août 2026. Icône absolue de la musique country et philanthrope visionnaire, elle laisse derrière elle une carrière de soixante ans, plus de cent millions de disques vendus et un répertoire monumental de quelque 3 000 chansons.
L’annonce de sa disparition, confirmée par sa famille par le biais d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, a plongé les États-Unis et la scène artistique internationale dans le deuil. En mai dernier, l’artiste avait dû reporter plusieurs concerts en raison de problèmes de santé, tout en assurant à son public que sa convalescence suivait son cours.
Des origines modestes dans les Appalaches au trône de Nashville
Née le 19 janvier 1946 dans une cabane du comté de Sevier au fin fond du Tennessee, Dolly Rebecca Parton était la quatrième d’une fratrie pauvre de douze enfants. Élevée dans une famille où la musique occupait une place centrale, elle s’est très vite forgé un destin hors du commun. Dès l’âge de dix ans, elle composait ses premiers morceaux sur la douleur et les peines de cœur, avant de chanter sur la scène mythique du Grand Ole Opry à Nashville dès ses treize ans.
Au cours de sa carrière longue de six décennies, elle s’est imposée comme la reine incontestée de la musique country, plaçant ses chansons en haut des palmarès spécialisés plus souvent qu’aucune autre interprète féminine. Sa silhouette immédiatement reconnaissable, ses perruques blond platine et son sens aigu des affaires lui ont permis de bâtir l’une des plus importantes fortunes de l’industrie musicale tout en défiant le sexisme d’un milieu traditionnellement masculin.
Les classiques impérissables et le phénomène I Will Always Love You
De la plume de l’artiste ont émergé environ 3 000 titres. Parmi eux, des œuvres fondatrices jalonnent son parcours, à l’instar de Coat of Many Colors en 1971, une chanson autobiographique inspirée par un manteau confectionné par sa mère à partir de chutes de tissu, ou encore l’incontournable Jolene, composée en 1973 et inspirée d’une situation vécue au début de son mariage.
C’est toutefois avec la ballade I Will Always Love You, écrite en 1974 pour marquer son départ de l’émission de Porter Wagoner, qu’elle décroche une consécration planétaire indirecte. Vingt ans plus tard, la reprise magistrale de ce titre par Whitney Houston pour la bande originale du film Bodyguard propulse la chanson au sommet des classements mondiaux. L’autrice a su protéger ses droits d’auteur, transformant ce choix artistique en un triomphe financier considérable.
« Je suis contente d’avoir tenu bon, et je n’ai pas regretté ma décision quand j’ai entendu la version de Whitney. »
Dolly Parton, via le magazine Mojo et Le Huffington Post
Hommages unanimes et héritage philanthropique mondial
La disparition de l’icône a suscité une vive émotion à travers le monde. Aux États-Unis, Donald Trump a ordonné que les drapeaux soient mis en berne sur les bâtiments publics pendant une semaine, saluant une vraie perte pour des millions de personnes.

Au-delà de la musique, Dolly Parton s’est illustrée par son engagement philanthropique et son soutien indéfectible aux communautés marginalisées, notamment les publics LGBTQIA+, en s’exprimant en faveur du mariage pour tous bien avant sa légalisation fédérale en 2015 et en ouvrant son parc d’attractions Dollywood à toutes les familles.