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Donald Trump a qualifié le contrôle du Groenland de « vital » pour le déploiement de son bouclier antimissile « Golden Dome »

Publié le 17 janvier 2024 à 10h30. L'ancien président américain Donald Trump a réaffirmé son intérêt pour un contrôle américain du Groenland, justifiant cette ambition par des impératifs de sécurité nationale liés à un projet de système de…

Donald Trump a qualifié le contrôle du Groenland de « vital » pour le déploiement de son bouclier antimissile « Golden Dome »

Publié le 17 janvier 2024 à 10h30. L’ancien président américain Donald Trump a réaffirmé son intérêt pour un contrôle américain du Groenland, justifiant cette ambition par des impératifs de sécurité nationale liés à un projet de système de défense aérienne baptisé « Dôme d’Or », suscitant des réactions contrastées de la part des alliés de l’OTAN et du Danemark.

  • Donald Trump estime que le contrôle du Groenland est « vital » pour la sécurité des États-Unis et la mise en place de son projet de défense antimissile.
  • Le Danemark a annoncé un renforcement de sa présence militaire au Groenland et un dialogue accru avec ses alliés de l’OTAN.
  • La France ouvrira un consulat au Groenland en février, signalant son attachement à la souveraineté danoise et s’opposant à toute tentative d’annexion.

Dans une publication sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a insisté sur la nécessité pour les États-Unis de contrôler le Groenland, invoquant des raisons de sécurité nationale. Il a affirmé que l’île est essentielle à la réalisation du « Dôme d’Or », un système de défense aérienne et antimissile qu’il souhaite développer.

« Les États-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. C’est vital pour le Dôme d’Or que nous construisons. L’OTAN doit montrer la voie à suivre pour y parvenir. Si nous ne le faisons pas, la Russie ou la Chine le feront, et cela n’arrivera pas ! »

Donald Trump, ancien président des États-Unis

Cette déclaration intervient alors que le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a annoncé un renforcement de la présence militaire de son pays au Groenland. Il a également souligné l’importance d’une coopération accrue au sein de l’OTAN pour assurer la sécurité dans la région arctique.

« Nous continuerons de renforcer notre présence militaire au Groenland, mais nous concentrerons également davantage, au sein de l’OTAN, sur davantage d’exercices et une plus grande présence de l’OTAN dans l’Arctique. »

Troels Lund Poulsen, ministre danois de la Défense

Face à ces développements, la France a réagi en annonçant l’ouverture d’un consulat au Groenland le 6 février prochain. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné que cette initiative vise à renforcer la présence française sur le territoire danois et à affirmer le soutien de Paris à la souveraineté danoise.

« Cela envoie un message lié au désir d’être plus présent également dans le domaine scientifique. Le Groenland ne veut pas être gouverné, acquis ou intégré aux États-Unis. Le Groenland a décidé de devenir danois, de faire partie de l’OTAN et de l’UE. »

Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères

Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frédérik Nielsen, a déjà exprimé la préférence de son pays pour le maintien de ses liens avec le Danemark. Le président français Emmanuel Macron a également mis en garde contre toute violation de la souveraineté d’un pays européen ou allié, avertissant que de telles actions auraient « des conséquences en chaîne sans précédent ». Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « nouveau colonialisme et nouvel impérialisme » de la part des États-Unis.

Une réunion est prévue à la Maison Blanche entre des responsables groenlandais, danois et américains, en présence du secrétaire d’État américain et du vice-président américain, pour discuter de l’avenir du territoire autonome danois.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.