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Un agent immobilier de Victoria sanctions par une amende de 200 000 dollars

Un agent immobilier de Victoria a été condamné à une amende de 200 000 dollars et suspendu pour six mois après avoir acheté un appartement subventionné réservé à l'accès à la…

Un agent immobilier de Victoria sanctions par une amende de 200 000 dollars

Un agent immobilier de Victoria a été condamné à une amende de 200 000 dollars et suspendu pour six mois après avoir acheté un appartement subventionné réservé à l’accès à la propriété pour le louer immédiatement. La sanction fait suite à une enquête de la B.C.

L’affaire éclate au grand jour à la suite de manquements constatés dans un programme public d’accession à la propriété. Jason Alexander Leslie, un professionnel de l’immobilier exerçant dans la région de Victoria, a reconnu sa responsabilité dans le cadre d’un ordre de consentement publié le 24 août par la B.C. Le régulateur l’a sanctionné pour une faute professionnelle et un comportement indigne d’un titulaire de permis, selon les documents officiels.

L’achat et le contournement des règles au Vivid at the Yates

Le dossier trouve son origine le 13 février 2018, date à laquelle Leslie fait l’acquisition d’un appartement d’une chambre situé dans l’immeuble Vivid at the Yates, érigé sur Johnson Street à Victoria. Ce bâtiment de 20 étages a été construit dans le cadre d’un projet pilote et d’un Affordable Home Ownership Program géré par BC Housing.

Pour financer cette initiative, la province avait octroyé un prêt à taux réduit de 53 millions de dollars au promoteur. Ces dispositions permettaient de vendre les logements à des tarifs inférieurs d’environ 12 pour cent aux prix du marché en vigueur. En contrepartie, les acheteurs potentiels devaient respecter des critères stricts : ne pas dépasser un revenu brut annuel de 150 000 dollars et occuper le bien à titre de résidence principale pendant les deux premières années suivant l’acquisition.

Leslie a pris possession de son unité le 17 mai 2021 avant de la mettre en location sans délai. Il a par la suite admis qu’il n’avait jamais eu l’intention d’habiter dans le logement. De surcroît, il avait agi en tant que propre mandataire pour cette transaction, ce qui lui avait permis de percevoir une commission de trois pour cent sur les premiers 100 000 dollars du prix d’achat, puis de 1,5 pour cent sur le solde restant. À cette époque, il était un représentant autorisé à fournir des services de courtage pour Camosun Properties Ltd., également connu sous le nom de Re/Max Camosun.

L’enquête de la BCFSA et les sanctions prononcées contre le courtier

Le stratagème a été découvert après le dépôt de deux plaintes distinctes reçues le 5 mars 2024 par l’organisme de réglementation. L’une provenait d’un membre du conseil syndical de l’immeuble, et l’autre d’un citoyen. Les signalements dénonçaient l’acquisition d’un logement en violation manifeste des clauses restrictives de revente et d’occupation.

À l’issue des vérifications, un accord a été conclu. Leslie s’est engagé à rétrocéder l’appartement à BC Housing. Il a également restitué la commission nette perçue lors de la transaction initiale, reversé les revenus locatifs nets générés par le bien, ainsi que remboursé les frais de mutation immobilière et les honoraires juridiques engagés par l’organisme public.

Jon Vandall, premier vice-président des professionnels financiers à la BCFSA, a indiqué que la pénalité de 200 000 dollars et la suspension de permis de six mois envoient un message clair selon lequel l’exploitation d’un programme d’accession à la propriété abordable à des fins personnelles constitue une faute grave qui mine la confiance du public envers les professionnels de l’immobilier et entraînera des conséquences importantes.

Le régulateur a infligé au courtier une pénalité financière de 200 000 dollars, s’approchant du plafond maximal autorisé de 250 000 dollars, augmentée de 5 000 dollars de frais de procédure. En complément de sa suspension professionnelle de six mois, il sera soumis à une supervision renforcée par un courtier dirigeant pendant une période d’un an dès la fin de sa sanction.

Des poursuites judiciaires plus larges visant d’autres propriétaires

Cette sanction individuelle s’inscrit dans un cadre contentieux plus vaste concernant l’ensemble de l’immeuble subventionné. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a en effet engagé 13 poursuites judiciaires distinctes à l’encontre d’autres propriétaires soupçonnés d’avoir contourné les obligations du programme d’accession, notamment en matière de plafonds de revenus et de clauses d’occupation.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.