Publié le 1er janvier 2026 à 02h53. Après un décembre contrasté, les Montréalais se demandent quelle sera la suite de l’hiver : un froid persistant ou un dégel précoce ? Un climatologue d’Environnement et Changement climatique Canada dresse un premier bilan et partage ses prévisions.
- Le début de l’hiver a été marqué par des conditions froides et de bonnes chutes de neige, propices aux sports d’hiver.
- Les prévisions penchent désormais vers un hiver globalement doux, avec des périodes de dégel, mais sans vagues de froid extrêmes prolongées.
- Un printemps blanc n’est pas à exclure, mais des tempêtes de neige importantes en mars restent possibles.
Après un mois de décembre riche en contrastes, avec l’arrivée du vortex polaire suivie d’une douce accalmie juste avant Noël, Montréal entre dans la nouvelle année avec une certaine incertitude quant à la suite de l’hiver. David Phillips, climatologue chez Environnement et Changement climatique Canada, a analysé les données et partagé ses perspectives avec CityNews.
« J’aime toujours revenir sur ce que nous avons vécu jusqu’à présent. Décembre a été un mois fascinant, avec presque tous les types de temps. Nous avons eu le vortex polaire, l’hiver qui arrivait tôt, et une saison de ski qui a pu démarrer. Puis, nous avons connu une période plus douce juste avant Noël… avant de retrouver des conditions plus normales, plus fraîches, avec de la neige, mais sans pluie ni fonte », explique M. Phillips.
Selon lui, les prévisions initiales, marquées par une grande incertitude, se précisent désormais. « Nous avons eu un bon début d’hiver, avec une couverture neigeuse et des températures plus fraîches. Il faudrait un peu plus de froid pour que la glace soit suffisamment épaisse pour le patin, la motoneige ou le ski de fond, mais nous nous dirigeons vers un hiver plutôt doux, voire plus doux que la normale », précise-t-il.
Les amateurs de sports d’hiver peuvent donc se réjouir : « Je pense que se rendre dans les stations de ski sera une bonne idée, car il ne fera pas trop froid et vous ne risquerez pas de mettre votre santé en danger à cause des températures extrêmes. Nous verrons probablement des périodes de dégel en janvier et février, mais ce ne seront pas des conditions rigoureuses et pénibles. » Il nuance toutefois : « Le temps ne reste jamais stable pendant des mois entiers. Il y aura des moments où vous préférerez être ailleurs. »
M. Phillips se montre optimiste quant à la suite : « Je pense que la saveur, la personnalité de ce que nous allons voir à l’avenir ressemblera davantage à un hiver classique. Peut-être que vous avez déjà vécu le pire en décembre, et que vous pourrez désormais simplement apprécier ce que l’hiver a à offrir. »
Interrogé sur la possibilité d’un printemps sans neige en 2026, le climatologue se montre prudent. « Il est difficile de le savoir, car au printemps, de nombreux facteurs contribuent à faire fondre la neige : la pluie, les températures douces, le verglas, le vent… Mais nous savons aussi que les masses d’air se réchauffent et deviennent plus humides. Ainsi, même avec des températures plus douces, il peut encore neiger. »
« Montréal a connu des tempêtes de neige importantes en mars. On ne peut donc pas l’exclure. Les modèles ne nous permettent pas de le prédire avec certitude. Nous pourrions retrouver des conditions moyennes, mais savoir si vous pourrez skier le 21 mars reste une inconnue. Cela dit, je ne pense pas que vous serez déçu par la météo », conclut-il.
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