Home AffairesEffondrements records sur la Piazza Affari : voici les 13 actions qui ont chuté jusqu’à 25 %. Opportunité ou risque ?

Effondrements records sur la Piazza Affari : voici les 13 actions qui ont chuté jusqu’à 25 %. Opportunité ou risque ?

by Amélie Bernard

Publié le 14 novembre 2025 à 21h41. Piazza Affari connaît une période de turbulences, avec une série de chutes spectaculaires pour des entreprises de premier plan, soulevant des questions sur la solidité de la reprise et les opportunités d’investissement.

  • Azimut Holding a subi une forte pression après des critiques de la Banque d’Italie concernant sa filiale Azimut Capital.
  • Plusieurs grandes capitalisations, dont A2A, Diasorin et Stellantis, ont enregistré des baisses à deux chiffres ces dernières semaines.
  • Les causes de ces effondrements sont multiples : résultats décevants, attaques de fonds spéculatifs, enquêtes judiciaires et révisions de perspectives.

La Bourse italienne, après avoir brièvement atteint les niveaux de 2001 avec le FTSE Mib touchant les 44 000 points, est confrontée à une correction marquée. Des valeurs autrefois considérées comme solides sont désormais en difficulté, laissant les investisseurs perplexes : s’agit-il d’un simple ajustement ou du signe d’un retournement de tendance plus profond ?

L’affaire Azimut Holding illustre parfaitement cette situation. Le groupe de gestion d’actifs a perdu jusqu’à 15 % en une seule journée le 13 novembre, avant de clôturer à -10 %, suite à des critiques sévères de la Banque d’Italie concernant des « manquements importants » de sa filiale Azimut Capital. Ces critiques concernent notamment le projet de création de Tnb, une nouvelle banque dans laquelle Azimut détiendrait jusqu’à 20 % et Maurizio Tamagnini 80 %. Le président Pietro Giuliani a réagi en clarifiant la capacité du groupe à gérer les observations de la Banque d’Italie et en annonçant une possible implantation de Tnb en Suisse si l’approbation n’est pas obtenue d’ici le deuxième trimestre 2026. Il a également mandaté l’achat d’actions Azimut pour plusieurs millions d’euros et confirmé la politique de dividendes. Le PDG Giorgio Medda a quant à lui annoncé un rachat d’actions à hauteur de 500 millions d’euros.

Les analystes de Banca Akros maintiennent un objectif de cours de 40 euros pour le titre, estimant qu’Azimut vaut 38 euros sans le projet Tnb, ce qui correspond à un ratio cours/bénéfice de 11 fois. L’intérêt spéculatif lié à Nova, la société de gestion d’actifs détenue conjointement par Azimut et Unicredit, pourrait également jouer un rôle, notamment si l’accord entre Unicredit et Amundi venait à être rompu. Intesa Sanpaolo valorise Azimut à 33,6 euros sans Tnb et à 38 euros avec sa création.

« L’épisode reflète le climat contradictoire qui domine aujourd’hui Piazza Affari. D’un côté, un indice qui continue de battre des records, de l’autre, des ventes quotidiennes à deux chiffres sur les titres individuels, rappelant qu’une tension croissante s’agite sous la surface brillante. Azimut en est l’emblème. »

Gabriel Debach, analyste de marché chez eToro

D’autres entreprises ont également connu des difficultés. A2A a chuté de 9 % le 12 novembre après la présentation de son nouveau plan d’affaires, qui prévoit des investissements massifs de 23 milliards d’euros sur la période 2024-2035. Gianmarco Bonacina de Banca Akros prévoit un bénéfice net de 0,7 milliard d’euros en 2028, stable par rapport à 2025, avec une croissance positive seulement à partir de 2029. Banca Akros conserve une note neutre avec un objectif de cours de 2,4 euros.

Diasorin a perdu 19 % le 6 novembre après la publication de résultats du troisième trimestre inférieurs aux attentes et une réduction des prévisions pour 2025, avec une croissance du chiffre d’affaires désormais attendue entre 4 et 5 % (contre 7 % auparavant) et une marge d’Ebitda de 33 % (contre 34 %). Selon Bonacina, ces résultats ont été affectés par une contraction inattendue du marché chinois, une baisse de l’activité Luminex et des volumes de ventes modérés de tests moléculaires pour les infections respiratoires.

Stellantis a cédé 9 % le 30 octobre après la mise à jour de ses perspectives pour le second semestre, qui a confirmé les principaux indicateurs mais a mis en évidence des coûts de restructuration plus élevés. Banca Akros maintient une recommandation d’achat avec un objectif de cours de 10,5 euros.

Amplifon a subi une baisse de 25,5 % le 30 juillet, atteignant son plus bas niveau depuis 2019, après des résultats décevants et une révision à la baisse de ses perspectives. Le titre se négocie actuellement à 13,64 euros, alors que le consensus Bloomberg prévoit un objectif de cours moyen de 18,26 euros.

Ces fluctuations soulignent la volatilité actuelle des marchés et la nécessité pour les investisseurs d’exercer une prudence accrue. La question demeure de savoir si ces baisses représentent des opportunités d’investissement ou des signaux d’alerte.

You may also like

Leave a Comment