Tesla dévoilera officiellement son Roadster tant attendu le 1er octobre 2026, près d’une décennie après sa première présentation. Elon Musk a confirmé la date sur la plateforme X, tandis que le programme a évolué vers une hypercar en fibre de carbone potentiellement dotée de propulseurs SpaceX.
Près de dix ans après avoir surpris l’industrie automobile avec un prototype de nouvelle génération, le constructeur américain s’apprête enfin à lever le voile sur la version définitive de sa voiture de sport. Le directeur général de Tesla, Elon Musk, a annoncé que le véhicule serait présenté le 1er octobre, confirmant des informations publiées en août. L’annonce est intervenue après qu’un compte officiel de l’entreprise sur la plateforme de réseaux sociaux X a publié un message laconique Go for launch
accompagné d’un visuel daté, avant que le dirigeant ne précise l’événement.
Une décennie de reports et une transformation technique radicale
L’histoire de ce second modèle de sport illustre les difficultés chroniques de la marque à respecter ses calendriers de production. Présenté initialement le 16 novembre 2017 aux côtés du camion Tesla Semi, le véhicule affichait alors des ambitions pharaoniques : une accélération de 0 à 100 km/h en 1,9 seconde, une vitesse de pointe supérieure à 400 km/h et une autonomie de 1 000 kilomètres permise par une batterie massive de 200 kWh. À l’époque, des précommandes avaient été ouvertes avec un acompte de 50 000 dollars pour les mille premiers exemplaires de la série Founders Edition
, pour un tarif global estimé à environ 200 000 dollars.
Initialement promises pour 2020, les livraisons n’ont cessé d’être repoussées au fil des ans, passant par de nouvelles fenêtres de tir annoncées pour 2025, puis pour plusieurs échéances au cours de l’année 2026. Sur le plan technique, le projet a également connu d’importantes mutations. Le programme a abandonné son approche initiale basée sur les composants de la Model S Plaid pour se réinventer en une véritable hypercar entièrement conçue en fibre de carbone.
Une démonstration technique attendue au Texas avec la collaboration de SpaceX
Selon les informations rapportées par The Information, la présentation pourrait inclure une démonstration spectaculaire d’une version en édition limitée. Cette variante serait équipée de propulseurs à gaz froid développés en étroite collaboration avec SpaceX, l’autre entreprise aérospatiale dirigée par Elon Musk. La démonstration est pressentie pour se dérouler au centre d’essais de l’agence spatiale situé à McGregor, au Texas.

Cette échéance intervient dans un calendrier particulièrement chargé pour le fabricant de véhicules électriques, qui a commencé à déployer ses trajets en Cybercab
biplace — un véhicule entièrement dépourvu de volant et de pédales — dans des zones limitées d’Austin, au Texas. Elon Musk présente cette technologie comme le pilier central de la transformation de l’entreprise en un acteur incontournable de la conduite autonome.
Un marché des supercars électriques en plein bouleversement
Contrairement au paysage automobile de 2017, où la concurrence peinait à s’imposer sur le segment des véhicules électriques performants, le marché de 2026 oppose des rivaux redoutables. Des constructeurs comme Xiaomi avec sa SU7 Ultra ou Denza avec la Z9 GT démontrent une capacité manifeste à rivaliser sur les circuits exigeants et à bousculer les marques historiques européennes sur leurs propres terres. Parallèlement, des sportives électriques signées par les divisions sportives de BMW ou de Mercedes-AMG affichent des puissances avoisinant ou dépassant les 1 000 chevaux.
Malgré les succès commerciaux de la Model Y à l’échelle mondiale et l’introduction progressive du système FSD, la firme de Palo Alto fait face à des critiques concernant la vétusté de certaines de ses plateformes et les retards accumulés sur d’autres gammes, à l’image du Cybertruck.