Publié le 26 novembre 2025 à 11h18. Ema Müller, artiste aux multiples facettes, livre une réflexion intime sur son parcours, ses inspirations et la force qu’elle puise dans la tendresse et l’authenticité.
- Ema Müller évoque l’importance de l’équilibre entre ses racines slovaques et son amour pour Paris.
- L’écriture et la musique sont pour elle des moyens d’explorer son monde intérieur et de se connecter aux autres.
- Elle souligne la nécessité pour chaque femme de s’accepter et de se connaître pleinement, un processus continu et nuancé.
Ema Müller, fondatrice de la communauté “je suis une déesse”, se définit comme une femme en constante oscillation entre deux cultures, deux formes d’expression et une sensibilité féminine assumée. Loin des clichés de la force brute, elle affirme que le courage réside dans la vulnérabilité, l’humilité et la capacité à être soi-même.
Lors d’une conversation récente, elle a partagé ses réflexions sur la vie, l’art et l’identité. Interrogée sur le moment où elle s’est sentie le plus forte en tant que femme, elle a répondu avec spontanéité :
« Oh Jani, tu l’as magnifiquement dit, merci ! J’ai beaucoup de chance d’avoir réussi à me créer une vie aussi colorée et insolite. Chaque fois que je suis absorbée par cela, comme cela arrive parfois dans la vie, surtout avant les règles, je me souviens que ce que j’ai maintenant, je l’ai toujours voulu avant. Oh, tu ne m’as même pas demandé ça ! Quand me suis-je sentie la plus forte en tant que femme ? Ce sont des questions qui paraissent faciles et auxquelles il est si difficile de répondre. Je vais te raconter la dernière fois où je me suis senti fort, d’accord ? Probablement avant-hier. J’ai livré le cahier à la presse, commandé du papier en Italie, préparé un bel épisode de Tém Ém, et le soir nous avons eu un grand dîner avec amour et avons parlé de ce qui nous dérangeait ces derniers temps. Gentiment et tendrement. Un sentiment de pouvoir ne vient pas toujours de situations extrêmes, n’est-ce pas ? Parfois, nous ne pouvons ressentir cela que lorsque nous allons un peu plus loin. »
Ema Müller
Pour Ema Müller, la force ne se trouve pas dans des événements spectaculaires, mais dans la douceur des moments partagés et la capacité à affronter les difficultés avec bienveillance.
Elle aborde également la question de la connaissance de soi, qu’elle considère comme un cheminement de toute une vie. S’inspirant d’une conversation avec Paulina Porizková, elle explique que l’acceptation de soi n’est pas un bouleversement soudain, mais plutôt une série de petites transformations progressives :
« L’acceptation de soi n’est pas comme un tsunami qui arrive et emporte tout le reste. Il s’agit plutôt de petites ondulations sur la plage qui lissent progressivement le sable. Et je pense que c’est la même chose avec la connaissance de soi. »
Ema Müller, citant Paulina Porizková
Son processus créatif est intimement lié à son monde intérieur. L’écriture est pour elle une nécessité, un moyen de donner forme à ses pensées et de se connecter à son essence profonde :
« Chaque fois que quelque chose bouge en moi et que j’ai besoin de le sortir. Ou quand j’ai tellement de pensées en tête que je ne sais pas lesquelles écouter. Ce sont généralement ceux que j’écris. Écrire me nettoie, me détend, me rapproche. Avec moi-même et avec mes déesses. 🙂 »
Ema Müller
Son dernier projet, un livre audio intitulé Audiosvoja, explore cette thématique de l’intime et du partage. Il se distingue par l’inclusion de témoignages authentiques de ses proches, dont ses parents, dont on peut entendre la voix originale. Elle y a également intégré des moments d’échange avec des personnes rencontrées en studio, créant ainsi une œuvre riche et personnelle.
Paris occupe une place particulière dans sa vie. Elle y trouve une source d’inspiration inépuisable et un anonymat précieux qui lui permet de rester fidèle à elle-même :
« Paris est pour moi une source inépuisable de stimuli. Il y a encore quelque chose à découvrir, ça m’apprend encore de nouvelles choses, ça me surprend encore dans quelque chose. Grâce à lui, je me nourris artistiquement, créativement et culturellement. La beauté me nourrit aussi, tu sais à quoi ressemble Paris. En même temps, je suis ici dans un anonymat total et cela ne me fait pas oublier qui je suis vraiment. Je suis une personne connue à la maison, mais grâce à Paris, je n’oublie pas que je veux avant tout être celle avec qui tu veux prendre un café – et parce que je suis une gentille fille, pas parce que je suis célèbre. Paris m’apprend aussi l’importance de l’humilité et du respect. »
Ema Müller
Enfin, Ema Müller a récemment participé au lancement du nouvel album de son père, Richard Müller, témoignant de leur relation privilégiée. Elle a également évoqué une leçon importante qu’il lui a transmise : l’insatisfaction est un moteur de progrès.
Lorsqu’on lui demande quelles sont les personnes qui l’inspirent, elle cite des femmes rencontrées lors d’un voyage dans les Alpes françaises, soulignant leur courage, leur créativité et leur capacité à trouver la beauté dans les petites choses.
À travers ses œuvres et ses réflexions, Ema Müller invite à l’authenticité, à la tendresse et à l’acceptation de soi, offrant ainsi un message d’espoir et d’inspiration à toutes les femmes.
