L’écart salarial entre les femmes et les hommes occupant des postes de direction dans les grandes entreprises allemandes s’est creusé en 2024. Pour la première fois depuis une décennie, les femmes membres des conseils d’administration ont perçu une rémunération inférieure à celle de leurs homologues masculins, selon une étude récente.
En moyenne, la rémunération des femmes siégeant aux conseils d’administration des sociétés cotées des indices DAX, MDax et SDax s’est élevée à 2,15 millions d’euros (2,51 millions de dollars) en 2024, hors fonctions de direction générale. Cela représente une baisse de 11 % par rapport à l’année précédente. À l’inverse, les hommes ont vu leur rémunération augmenter légèrement de 0,4 %, atteignant 2,27 millions d’euros.
Cette inversion de tendance marque la fin d’une période où la rareté des femmes dans les conseils d’administration leur permettait de négocier des salaires plus élevés. « L’époque où les femmes membres des conseils d’administration étaient une espèce rare et pouvaient exiger des salaires très élevés est révolue », explique Jens Massmann, associé chez EY, le cabinet de conseil ayant réalisé l’étude.
Au total, la rémunération des membres des conseils d’administration a diminué de 3 %, pour atteindre une moyenne de 2,57 millions d’euros. La baisse a été particulièrement notable pour les dirigeants.
L’étude révèle que Belen Garijo, directrice générale de Merck, a été la dirigeante la mieux rémunérée en 2024, avec 7,6 millions d’euros. Elle est suivie par Rebecca Short, membre du conseil d’administration de la Deutsche Bank (6,5 millions d’euros), et Helen Giza, directrice générale de Fresenius Medical Care (5,7 millions d’euros).
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